Ce mot est supprimé daas le Congrès de Vérone
5. Congrèide Vérone. — CoIIalionné sur l'original dans les archives de La Ferrouays. — Le post-Koriptum en date du 13 juillet manque dans le CongrHde Vérone.
ments, si on vous presse, dites que vous prendrez les ordres de votre cour.
Sir Charles Stuart est venu me confier les ordres que Ginniog envoie à sir William A'Court ; ils sont tels que je vous les ai mandés. Ils laissent à sir William la faculté de retourner à Cadix. Au reste, en Angleterre on affecte la plus scrupuleuse neutralité ; on veut ne nous gêner en rien, on respectera notre blocus, et nous pouvons l'annoncer ou le dénoncer ofliciellement si nous voulons ; enfin c'est la vertu et l'honnêteté mêmes que ce cabinet, et tout ce qu'il fait est pour notre plus grand bien. Je joins ici le copie d'une lettre que notre consul à Lisbonne écrit à Monseigneur le duc d'Angoulême par M. de Sousa, qui va se rendre auprès de Son Altesse Royale k Madrid. Mais comme M. de Sousa n'est peut-être pas encore arrivé, Monseigneur peut être bien aise de savoir d'avance ce qui se passe à Lisbonne. Tout y va très-bien. Hyde part demain pour son ambassade, il va s'embarquer à Brest sur la frégate La Cybèle. Il sera à la fia du mois à Lisbonne ; j'espère qu'il portera le cordon bleu au roi et à l'infant dom Miguel, qui le désirent. Hyde correspondra avec vous. De son côté il s'occupera de Cadix. Vous pourrez mutuellement vous envoyer des courriers,
La pauvre Régence est dupe d'une intrigue pour son emprunt. 11 y a deux espèces de gens qui ont des bons des Cortès. Les uns jouent à la hausse et les autres à la baisse. Ceux qui jouent à la hausse disent à la Régence : « Reconnaissez l'emprunt des Certes, et je vous prête 50 millions. » Ceux qui jouent h la baisse disent : a Déclarez que vous ne connaissez pas l'emprunt des Cortès, et nous avons 50 millions à votre service. » Il est clair, dans ses intérêts, qu'en empruntant., la Régence ne doit se déclarer ni pour ni contre l'emprunt des Cortès.
Bonjour, moucher ami, mandez-moi beaucoup de nouvelles. Chateaubriand. '