‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 163 sur 195 · Congre» de Véi-one · texte numérisé non relu

Congre» de Véi-one

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1195 H juiUet 1823.

An vicomte de Harcellus.

Paris, le 14 juillet i823.

Vous recevrez avec cette lettre confidentielle la lettre officielle pour annoncer l'arrivée de notre ambassadeur ' à M. Canninf^ ; il sera à Londres du 18 au 20.

Vous pourrez venir à Paris aussitôt que M. de Polignac n'aura plus besoin de vous. Vous êtes plus difficile k placer que nos petits amis : ils occupaient des secondes et troisièmes places de secrétaires, je pouvais les pousser aux premières et aux secondes selon leur raag. Mais vous, vous occupiez un très haut poste, si haut qu'on ne voit au-dessus de lui qu'une Légation. Or, je n'en ai point de vacantes dans une hiérarchie où je puisse vous présenter avec succès au Roi. Il faut donc attendre. Cependant, je compte lui demander quelque chose pour vous.

Je vous prie de terminer sur-le-champ toutes mes affaires d'intérêt, la vente de ma belle voiture à M. de Polignac, et la vente de tout ce qu'il ne voudra pas lui-même acheter, telles que la batterie de cuisine, les assiettes montées, etc., etc. Vous m'enverrez ce qui me reste de linge, A l'exception de celui de cuisine. — Voilà nos derniers rapports de cette espèce, nous en aurons d'autres plus essentiels.

Rien de nouveau ce matin de Madrid, sinon que Burke était le 10 à Lago et a dû être aujourd'hui, 14, devant la Corogne. On prépare toujours au port Sainte-Marie les moyens d'attaquer l'île de Léon.

Tout à vous.

Chateaubriand. ^

ii96 lejuiUet 1823.

An marquis de Harialva- '

Monsieur l'Ambassadeur, Vous m'avez fait l'honneur de m'annoncer qu'il serait agréable à Sa Majesté Très Fidèle^ de recevoir pour Elle et pour son fils, l'Infant Don Micbel, les ordres du Roi. Les désirs de votre auguste souverain sont remplis 3; j'ai remis à l'Ambassadeur que Sa Majesté^ envoyé à Lisbonne les lettres qui annoncent aux deux Princes leur nomination. En leur donnant ce témoignage d'amitié, le Roi se félicite de pouvoir resserrer les liens qui existent entre les deux couronnes.^

Je prie Votre Excellence d'agréer les assurances de la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être,

Monsieur l'Ambassadeur,

Votre très humble et très obéissant serviteur.

Chateadbriakd.

Paris, le 16 juillet 1823.

S. E. M. le Marqais de Marialva Ambassadear de S. M. T. F.»

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