Archives de Villèle
3. Fiche d'un catalogue d'autographe s communiquée parle vicomte Spoelberch de Lovenjoul.
4m4 19jumetl823.
Au marquis de Talani.
Pans, Le 19 juillet 1823.
Je voas avais, mon cher ami, précisément écrit hier contre les protocola. Mais enfin ce qui est fait est fait. On reviendra sans doate à vous proposer le rapport sur l'état de l'Espagne : c'est la manière de M. de Metternich ; peu importe ; toat ce qui entraîne des longueurs, tout ce qui demande des renseignements, tout ce qui peut être pris et repris, lu et relu, commenté, critiqué, examiné, est bon pour vous et bon en diplomatie. Vous et vos collègues, vous pourrez très-bien être six mois à faire votre rapport, et pendant ce temps-là tout chemine.
Vous faites très-bien de vous mettre à la tête du corps diplomatique. Il faut que vous en deveniez le patron et le maître. Dînez beaucoup et buvez bien : il ne sera bruit que de vous et de la S&inte-AllUnce.
Votre corps diplomatique va s'augmenter. Vous trouverez cijointe une lettre de la cour de Danemark à son agent à Séville : elle le rappelle, et lui dit de s'accréditer à Madrid auprès de la Régence. Annoncez cela à M. Saez, et envoyez la lettre à sa destination.
Vous ne verrez point de flotte anglaise à Cadix, mais deux frégates qui viendront se mettre k la disposition de sir William A'Court. On ne sait toujours si celui-ci ira à Cadix ou à Gibraltar.
Chatbaubrurd.
P. S. Nous n'avons point encore reçu la nouvelle de la mort du pape, ce qui me fait croire qu'il aura survécu à sa chute plus longtemps qu'on ne l'avait présumé. Le nonce doit être arrivé à Madrid.
Je dois vous dire qu'il ne faut pas vous entamer sur des choses qui touchent à l'indépendance de la Régence, sans quoi, vous et
vos collègues, vous deviendriez les régents du royaume. Par exemple, vous n'avez pas le droit de vous mêler des actes de la Régence ; qu'elle emprunte ou qu'elle n'emprunte pas, cela ne vous regarde en rien ; cela peut être entre vous un sujet de causeries, mais jamais matière à protocole et h délibération. Prenez bien garde à cette tendance de l'Autriche à se mêler et à envahir. Retenez-la dès le premier pas, ou vous serez entraîné bien loin. *
21 juiUet 1823.
A V" de Fontanea.
21 juillet 1823.
La Borie, Mademoiselle, vous porte dans le moment même le billet. Vous n'écrivez point au ministre, ni moi à M"* de Fontanes, mais k la fille de mon meilleur ami.
Ch.
M"' de Fontanes. •
nm
21 juillet 1823.
Au vicomte de Harcellns.
Paris, 21 juillet 1823.
Je vous assure que je suis très fâché cpie ce soit ici ma dernière lettre sur les affaires de l'Angleterre, mais nous nous retrouverons ailleurs quelque jour.
Je ne crois point à la chute de M. Canning et je croîs qu'on le
1 , Congrit de Vérone.