Congrès de Vérone
prompte réparation. Cette note fut malheureusement c qiiée à Monseigneur, qui, justement offensé qu'on ne reconnût pas mieux ses travaux et ses sacrifices, donna du premier mouvement à Andujar une ordonnance par laquelle il déclara qu'aucune arrestation ne pourra avoir lieu dans les places occupées par ses troupes ; et comme des journaux de Madrid avaient osé insulter l'armée française, cette ordonnance mettait les journaux sous la surveillance militaire.
Là dessus ^and bruit. « L'indépendance de la Hégence méconnue, la Justice violée, la cause royaliste sacrifiée à la cause révolutionnaire h, etc., etc. Les agents de l'Angleterre soufflaient le -feu, les partisans des Cortès cherchaient à faire naître une diversion sérieuse contre nous et le parti royaliste, des intrigants s'agitaient pour arriver au pouvoir, et des anciens fanatiques cherchaient à remuer la populace. MM. Bulgari et Brunetti, qui sont bien jeunes pour la besogne dont ils sont chaînés, s'emportèrent d'abord, maïs ils revinrent ensuite à un sentiment plus juste de la position des choses. M. Royer fut constamment bien et aperçut, dès le premier moment, le danger immense qu'il y avait à montrer la moindre division entre les représentants de l'Alliance. L'ordonnance sans doute a des inconvéniens ; un magistrat, un ambassadeur ne l'auraient pas rédigée telle qu'elle est, ou plutôt auraient conseillé toute autre mesure ; mais qu'estce après tout qu'une ordonnance à un général qui voit sa parole comptée pour rien, les troupes exposées par des violences fanatiques, à un général dont l'humeur est trop naturellement provoquée par une note menaçante? Qu'est-ce donc que cette ordonnance mise en contre-poids à tous nos sacrifices et aux vertus d'un Prince véritablement admirable?
Notre sang coule dans toutes les provinces de l'Espagne pour la cause des Royalistes espagnols, cause qu'ils défendent euxmêmes si mal : nos soldats au milieu de toutes les privations sous un soleil brûlant gardent la discipline la plus inexorable ; 150 millions ont déjà été répandus par nous dans la Péninsule;
un prÏDce chrétien du trâne de France expose à tous moments sa vie pour délivrer le roi Ferdinand et arracher TEspagne à la faction révolutionnaire, et tout cela serait mis en oubli parce qu'une ordonnance juste au fond, quoique défectueuse dans la forme, est venue mettre un frein à l'esprit de réaction et de vengeance et contrarier les vues de ceux qui ne pensaient peut-être à ces rigueurs excessives que pour nous contraindre à nous retirer sur l'Ëbre. On a enfin des nouvelles de Mgr le Duc d'Angoulême, mais elles se réduisent à peu de chose. Les villes que nous voulons occuper sont Madrid, Cadix, Carthagène, Badajoz, La Cort^ne, Santonna et les places de la Catalogne, de la Navarre et de la Biscaye en deçà de l'Ebre. Tous ces points sont utiles à tenir pour diverses raisons : Cadix parce qu'il est le foyer où se rallument sans cesse les flammes révolutionnaires, etBadajoz pour donner un appui moral au bon parti dans le Portugal. 40.000 hommes paraissent bien peu pour une occupation de tant de places, mais l'expérience a prouvé qu'ils sont suflisants pour maintenir l'ordre si le gouvernement espagnol veut être raisonnable ; car si le Roi retombait dans l'inquisition et l'absolatiame, nous comptons nous retirer sur l'Ëbre pour notre propre défense, ne voulant pas, comme je vous l'ai dit, accorder la protection de nos armes à des absurdités et à des persécutions.
J'ai dû particulièrement observer les sentiments qui animaient les divers cabinets de l'Europe pendant cette grande entreprise. Parmi les puissances secondaires, Naples a été peu amicale, et la malveillance ridicule de ses prétentions a été encore aigrie par nos succès ; le Danemark a été remarquablement favorable, et la Suède aussi ennemie que possible ; elle s'est faite toute anglaise. En général l'esprit des petits cabinets a été en sens inverse de l'esprit des peuples. Les peuples de l'Italie et de l'Allemagne se sont séparés de notre triomphe, parce qu'ils sont envieux de notre renaissance militaire et un contre poids k la puissance de l'Autriche. Les cabinets au contraire se sont alliés parce que notre étal de faiblesse les consolait du leur. Ils n'ont pas senti
qu'un grand royaume qui servait pour l'ordre et qui rentre daos les idées morales en retrouvant ses princes, loin d'être un objet de crainte, est un espoir de salut pour tous. Quant aux grands cabinets, la Russie a seule été parfaitement noble, franche et assurée. Je ne sais trop me louer du général Pozzo. Il a vu juste, il n'a eu aucune de ces petites calomnies de l'incapacité et de la jalousie, il s'est pénétré des difficultés immenses qui nous environnaient de toutes parts ; et sans venir nous harceler de ses plaintes et de ses soupçons, il a secondé de tous ses eiForts notre entreprise. L'événement a prouvé qu'il avait mieux jugé de nos dispositions et de nos succès que ses collègues. II est parti pour Madrid, je désire vivement qu'il n'y fasse pas un long séjour. Pour connaître l'Espagne il faudrait y passer des années, et ce que le général Pozzo n'apprendra pas dans quinze jours, il ne l'apprendra pas dans deux ou trois mois. II est, au contraire, très utile ici au centre de la politique. Les conférences ne peuvent marcher sans lui, puisqu'il représente un si vaste état et un si grand souverain. Je fais des vœux sincères pour son retour. L'Autriche n'a pas été aussi complètement désireuse de nous donner satisfaction que la Russie. II est visible qu'elle était travaillée par deux sentiments contraires. D'un câté elle se réjouissait de voir s'écrouler sous nos coups l'édifice révolutionnaire, de l'autre nos succès militaires lui fesaient ombrage ; elle eût mieux aimé que ces succès fussent dûs à ses soldats qu'aux nôtres. Je dirai avec la même sincérité, que cette crainte de l'Autriche est très naturelle, et je ne lui en fais pas de reproche : elle a tant souffert de nos armes et de notre ambition, qu'il lui est difîicilc de se défendre d'un mouvement d'inquiétude en nous voyant reparaître avec gloire sur les champs de bataille ; mais quand elle viendra à réfléchir que le Roi qui est sur le trône de France est un monarque légitime, que toute sa famille est modérée, juste et religieuse comme lui ; que les hommes qui sont à 1» tête de l'état seront désormais des royalistes qui ont l'horreur des guerres révolutionnaires, elle jouira sans mélange de crainte et de regrets
de nous voir protégés nous-mêmes par une armée qui vient de détruire le dernier foyer de la révolution.
L'Angleterre s'est fort amoindrie et a diminué l'effet moral de sa puissance pendant le cours de notre expédition d'Espagne, elle a mal commencé et mal fini ; elle s'est faite le champion du Jacobinisme dans le Parlement à l'ouverture de la campagne ; et «[uand nos troupes sont parvenues de la Bidaasoa à Cadix, elle a voulu s'emparer de l'honAeur de la victoire sans en avoir couru les dangers en offrant ime médiation toujours impossible et toujours refusée.
L'humeur de M. Canning en a augmenté ; il a appuyé ses passions privées sur les puissances publiques ; sa jalousie excitée et son amour-propre blessé ont cherché un abri dans la jalousie et l'orgueil national de l'Angleterre. Un véritable homme d'État se serait conduit autrement. 11 aurait pris son parti pour ou contre l'alliance avant l'expédition de l'Espagne et ne se serait pas contenté d'exhaler son mécontentement en paroles outrageantes. Qu'est-ce que le premier ministre d'un grand état qui fait des vœux publics contre un autre état et qui en même temps ne tire pas l'épée ? Si M. Canning eût armé 20 vaisseaux avant la campagne et qu'il les eût envoyés devant Cadix, il nous eût fort embarrassés. 11 est trop tard, l'Angleterre ne peut plus rien de raisonnable par la force ou la menace de la force. Elle voit avec une jalousie extrême une garnison française dans Cadix tout près de Gibraltar, et elle ne peut nous contraindre à nous retirer ; elle sait bien que nous n'avons ni l'intention d'occuper plus longtemps cette place ni de nous emparer de quelques colonies espagnoles, mais elle affecte de le craindre, et pourtant elle nous propose d'entrer en négociation avec nous pour les colonies ; et elle a le chagrin de nous voir franchement lui répondre : « Les colonies espagnoles ne sont pas à nous, nous ne pouvons nous occuper de leur sort qu'avec le Roi d'Espagne, leur souverain légitime, et avec l'Alliance. » Ne pouvant nous rendre complices de ses desseins ; elle cherche à les exécuter seule, mais non pas encore à visage
découvert. Elle envoie des consuls dans les colonies espagnoles, mais elle fait déclarer que ce n'est point une reconnaissance politique de l'indépendance de ces colonies, que ce n'est qu'une simple mesure relative aux intérêts de son commerce ; elle s'est bien conduite dans les négociations de Coustantinople, parce qu'elle avait un grand intérêt à satisfaire l'Empereur Alexandre, en même temps que ses journaux continuent à prodiguer des outrages à ce grand et généreux Prince.
Je croîs juger sainement l'Angleterre : je ne partage pas les préjugés de mes compatriotes contre ce pays, j'aime au contraire l'Angleterre et ses institutions, j'y ai vécu dans mon exil et reçu une noble bospitalîté. J'admire les efforts que la Grande-Bretagne a faits pendant le cours de la Révolution pour sauver le monde civilisé. Canning a été mon ami, et je lui suis encore attacbé, mais je ne puis m'empécfaer de voir la vérité. Je ne sais quel mauvais génie s'est emparé de l'Angleterre depuis la bataille de Waterloo, elle est devenue bonapartiste et révolutionnaire même dans les classes les plus élevées de la société. Estce qu'étant parvenue au plus haut point de sa prospérité et de la gloire, elle commence comme toutes les choses humaines à descendre ? Ce qu'il y a de certain, c'est qu'elle semble avoir perdu de sa force en perdant son respect de la moralité et de la justice : elle était puissante lorsqu'elle combattait pour la légitimité et la monarchie ; elle est faible aujourd'hui, comme la cause dont elle s'est faite le soutien ; elle a passé du côté de la Révolution au moment où la Révolution finissait; elle n'y trouvera plus personne et perdra le fruit et l'honneur de ses premiers sacrifices. Son commerce a franchi les bornes de la prospérité par l'excès de cette prospérité même. Le monde, encombré du produit de ses marchandises, ne sait plus qu'en faire ; étant obligé de les baisser au plus bas prix pour en trouver le débit, elle a même par cela entretenu une stagnation parmi les acheteurs, qui ont plus d'objets manufacturés qu'ils n'en peuvent consommer. La Grande-Bretagne n'a plus qu'un intérêt, qu'une idée fixe : ÏInduitrie. Elle a
substitué au principe moral de la société, un principe physique. Elle sera soumise à la conséquence de ce principe et subira le sort de toutes les choses matérielles, que le temps use et détruit. On prétend que dans ce moment même, sous prétexte de défendre les colonies des Antilles contre uo soulèvement de noirs, elle veut embarquer quelques troupes pour les approcher de Cuba, de Porto-Rico et de la Vera Cruz. Elle oe peut se persuader qu'ayant une flotte et des troupes à Cadix nous ne soyons pas tentés de nous en emparer pour dédommagement d'une colonie espagnole ; elle le ferait si elle était à notre place ; et sa politique intéressée ne peut comprendre la générosité de la nôtre. Elle veut nous prévenir et nous combattre ; elle est dans l'erreur, elle ne nous trouvera pas sur ce champ de bataille, parce que l'honneur n'y est pas. Nous verrons si elle aura l'audace d'envahir les possessions espagnoles ou la honte de reconnaître leur existence révolutionnaire : si M. Canning voudra, pour satisfaire les marchands de Londres et pour se soutenir dans le Parlement, se présenter à la prochaine session avec ime colonie volée. Je ne le crois pas ; mais si cela était, la France verrait, et, elle l'espère, avec ses alliés, ce que commanderaient sa dignité et sa force.
Il ne me reste plus qu'à vous parler de notre état intérieur.
Malgré le petit ébranlement produit par la retraite du Duc de Bellune ', l'état intérieur de la France est admirable. Vous savez que depuis longtemps Mgr le Duc d'Angouléme se plaignait de l'administration de la guerre ; de son côté le Duc de Bellune se plaignait des marchés d'Ouvrard, II est arrivé que le maréchal a succombé dans cette lutte contre le fils de France victorieux à la tête d'une armée dont il est l'idole. On devait s'y attendre.
En principe, c'est certainement un mal qu'un Prince puisse faire renvoyer un ministre fidèle. Dans un gouvernement représentatif, c'est l'opinion qui doit faire et défaire les ministres ; et si, exposés à l'attaque des Chambres, ils le sont encore à celle des [...] ^
forces, alors vous avez à la fois les inconvénieDts de la monarchie absolue et de la monarchie représentative. Cette part foîte à l'événement considéré sous le rapport du principe (général, il est aisé de dire que le renvoi du Duc de Bellune ne peut produire aucun mal, parce qu'il n'a aucune cause politique et qu'il n'amène aucun changement dans le système du ministère. Tout était dans le choix du successeur ; si celui-Ik eût été plus faible en opinion, d'une nuance moins prononcée en royalisme que le Maréchal, alors il y avait danger ; mais j'ai eu le bonheur de proposer et de faire adopter au Roi le baron de Damas, et ce drapeau blanc planté dans le ministère a annoncé tout à coup que le système, ■ au lieu de s'affaiblir, s'était fortîBé. Le choix du nouveau ministre doit être particuhëreraeot agréable à la Russie, et c'est un événement de plus dont nous nous applaudirons.
Les deux oppositions ont cru que le moment était favorable pour faire quelque bruit, mais cela s'éteint déjà parce que l'attaque n'est pas raisonnable et que les journaux dissidents ne peuvent pas dire que M. de Damas n'est pas aussi royaliste que le Duc de Bellune. Nous n'en marchons pas moins d'un pas ferme à notre but. Nous allons casser la Chambre ; nous sommes sûrs que nous aurons des élections royalistes, et nous ferons adopter le renouvellement septennal. Alors nous avancerons prodigieusement l'ouvrage de la restauration complète de la monarchie, et nous achèverons de sortir de la démocratie révolutionnaire ; telle est l'influence salutaire de cette guerre d'Espagne que nous sommes en mesure maintenant de corriger et d'affermir nos institutions, et nous serions coupables de ne pas profiter d'une occasion qui nous donne le pouvoir de tout entreprendre pour la stabilité du trône et la prospérité de la patrie.
Le parti révolutionnaire est abattu parmi nous, il ne peut plus rien, et son opposition n'exerce aucun empire. Quelques royalistes, exagérés par excès de leur zèle, ne tarderont pas à s'unir à leurs vrais amis. Dans quinze ou seize mois, quand notre emprunt de 23 milUons sera écoulé, nos fonds monteront au pair. Nous avons
une année excellente et fidèle qui pourrait être quadruplée demain si nous en avions besoin. Notre commerce intérieur est dans un état des plus florissants. Jamais nation après tant de malheurs n'eut de plus belles espérances, et ne fut replacée plus vite à son rang. Je voadraU vivre assez pour voir VEmperear Alexandre accomplir avec vous trois grandes choses, la réunion de l'église grecque et latine, Va/franchissement de la Grèce, et la création de grandes monarchies légitimes dans le nouveaa monde.
Voilà non pasune lettre, Monsieur le Comte, luaisua volume. Les lettres officielles vous diront les nouvelles et les affaires particulières. Je m'étais réservé de vous montrer le fond des choses : c'était mon devoir comme ministre, et mon plaisir comme ami. Au reste je vous dirai que mes cheveux ont blanchi dans cette guerre d'Espagne, je sentais qu'elle pesait particuhèrement sur moi et que j'aurais été accusé aux yeux de la postérité d'avoir perdu mon pays, si le succès n'avait pas couronné ce que j'avais conseillé et soutenu presque seul dans les commencements de l'entreprise. Rendons grâce à la Providence, elle a voulu notre gloire pour détruire cette Révolution que nous avions répandue en Europe. La main de Dieu a été visible dans cet ouvrage.
Le Duc de Bellune n'a point encore accepté l'ambassade de Vienne. Je crois qu'il ne l'acceptera pas. Dans ce cas, je ferai tous mes efforts pour faire nommer M. de Blacas . Ce choix serait agréable à l'Alliance et consolerait M. de Mettemich de la perte de M. de Caraman ; mais concevez-vous que celui-ci m'ait tout à coup envoyé sa démission, parce qu'il ne trouvait pas son traitement assez fort ? 11 a bien mal jugé sa force et sa position.
Croyez, Monsieur le Comte, à ma .sincère amitié.
Chateaubhukd.
P.-S. En vous parlant des grands cabinets, j'ai oublié celui de Prusse. Il s'est montré ferme et loyal dans ses vœux pour nos succès. 11 les admire sans crainte et sans jalousie. Mais son
représentant à Madrid, quoique ami de la France, est tombé dans toutes les crédulités, la frayeur et les déclamations de ses collègues. Par une conversation entre M. Canning et le Prince de Polignac, dont celm-ci m'a envoyé le détail, il paraît que le ministère anglais veut incessamment reconnaître l'indépendance des colonies espagnoles, quelles que soient les oppositions de la mère-patrie et le parti que pourraient prendre les puissances continentales. 11 déclare aussi qu'aucune puissance n'interviendra dans le différend qui peut continuer à exister entre l'Espagne et ses colonies. Il est utile que vous me mandiez l'opinion et les instructions du cabinet de Saint-Pétersboui^ sur ce point. '
i^fâ 23 août 1823.
Au marquis de Caraman.
Paris, ce 23 août 1823.
[Les trois premiers paragraphes, et la première phrase du quatrième paragraphe — jusqu'à n nous retirer sur l'Ebre » — sont semblables h ceux de la dépêche précédente, au comte de La Ferronays. Puis la dépêche continue ainsi :]
On a enfin senti ce qu'il y aurait d'ingrat et d'impolitique à Faire tant de bruit. La Régence, qui avait envoyé une note à la conférence, l'a retirée ; les représentants des cours ont cessé d'insi-ster sur des démarches intempestives. La Régence a ordonné elle-même l'ouverture des prisons et député un officier à Monseigneur pour l'engager à modifier son arrêté : tout s'est calmé, et l'on attend en paix les événements de Cadix.
Au moment où je vous écris, ces événements ont eu lieu. Monseigneur est arrivé, au plus tard, au Port Sainte-Marie le 18 ; il aura fait sommer Cadix le 19 ou le 20, et si elle n'a pas ouvert ses portes, l'attaque est ordonnée pour le jour même de la Saint- Louis, le 25. Nous n'avons donc plus que huit jours à attendre,