‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 19 sur 195 · Congre» de Vérone · texte numérisé non relu

Congre» de Vérone

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vous l'estime que vous méritez d'obtenir, mais ne le dites pas en parlant des affaires publiques. On est au reste parfaitement satisfait de vos services.

Tout à voua

16 janvier 1823.

Tenez le ton haut avec les ministres anglais et soyez très amical avec les légations continentales .

Comme j'allais fermer cette lettre un courrier d'Espagne apporte à l'ambassade de Russie les deux pièces importantes cijointes. Voilà l'événement arrivé. Les trois chargés d'affaires de Bnssie, d'Autriche et de Prusse ont demandé leurs passeports. Nous ne savons pas encore ce qu'a fait M. de La Garde. Nous attendons son courrier à chaque instant. 11 n'a pas l'ordre positif de se retirer, et îl est possible qu'il attende encore les ordres ({ue je serai chargé de lui transmettre de la part du Roi, mais son rappel me paraft inévitable.

Parlez dans ce sens, sans afUrmer toutefois qu'il sera rappelé. II est probable qu'on affectera envers nous en Espagne des dispositions pacifiques. Nous verrons bien.

Je reçois votre lettre du 12, n* 43. Je suis bien aise que M. Canning ait communiqué la note ; je l'ai moi-même communiquée de mon côté aux ambassadeurs de Russie et d'Autriche.

Le courrier étant parti, j'expédie le paquet par estafette. '

1. D'après l'original autographe. — Communication de M. de Montbron, Marcellus publie (Politiqae de la RetUuration, p. 122) il la même date la lettre que voici, que je tiens pour apocryphe :

Paris, 16 janvier 1823.

H J'ai reçu votre lettre du 12 et votre dépêche a" 41). — Je ne vois pas plue que TOUS d'inconvénient au passe-port donné à M. Bruce : cela ne peut inquiéter, tout au plus, que la susceptibilité jalouse de lady Parker. »

tclly a bien peu de femmes à Paris qui eussent imité miss Whitedans ses hontes pour moi. Je souhaite que ma plume ne lui porte pas, avec elle, tous les soucis qu'elle m'a valus. — Votre anecdote sur cette soirée des batbleui a Tort intéressé le roi. Il a rencontré à Londres, m'a-t-il dit, la plupart des hommes que vous nommez. »

:r étant parti, j'expédie le paquet par estafette. Vous verrez

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996 16 janvier 1823.

An marquis de Caraman.

Par courrier Paris, le 16 janvier 1823.

autrichien Monsieur le marquis.

Je ne veux pas laisser partir le courrier de M. le baron Vincent, sans vous dire un mot des nouvelles qu'il porte.

M. le général Pozzo a reçu ce matin des dépêches de Madrid en datedu 10. Les notes des quatre Cours, renvoyées aux Cortès, ont donné lieu à de f^rands débats : les têtes se sont exaltées, et le gouvernement espagnol s'est décidé au parti le plus violent ; il a adressé à M. Bulgari, le chargé d'affaires d'Espagne h Saint- Pétersbourg, une dépêche dont il a donné connaissance au chargé d'afTaires de Russie et dans laquelle il repousse par la déclaration la plus arrogante, les principes et les observations contenus dans la note russe.

M. de Metternich vous donnera sans doute connaissance de cette pièce, ainsi que de l'extrait de la séance des Cortès du 9. Je n'ai pas le temps de vous les faire copier. Les chaînés d'affaires de Russie, d'Autriche et de Prusse ont demandé leurs passeports. Dans la déclaration des Cortès et dans le rapport de M. San Miguel la note française est mise sur la même ligne que celles des autres cours.

Je n'ai pas encore de nouvelles directes de M. de La Garde. Dès que j'en aurai reçu, je vous expédierai un courrier.

Agréez, etc.. '

dans le Woni/etir les trois lettres des cours du Nord, adressées su tahinel de Madrid. Elles sont évidemment moins fortes que la nôtre. Tenei le ton haut avec les ministres anglais, et soyez très amical avec les légations conti Dental es. »

« M. de la Garde n'a pas l'injonction positive de se retirer ; et il est possible qu'il attende encore les ordres que je serai chargé de lui transmetti'e de la part du roi. Mais son rappel me parait inévitable. Il est probable i]u'on affectera envers nous, en Espague, des dispositions pacifiques. Nous

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