i*' septembre
Au prince de PoUgnac.
Paris, le 1" septembre 1823.
Je vous envoie, noble Prince, la copie de la lettre de Mgr le duc d'Angoulème, et de la réponse de Ferdinand ; elle est uniquement pour vous : nous ne devons faire connaître que malgré nous, ot le plus tard possible, si nous ne pouvons pas prévenir la publication, ce monument de la honte et de la servitude du roi d'Espagne. La lettre originale espagnole est de la main même de ce malheureux monarque; ainsi il déclare qu'il est libre, six semaines après avoir protesté, à Séville, contre les violences qu'on lui faisait, et après avoir été déclaré fou et dépouillé de la Royauté ! Vous remarquerez le mensonge sur les médiations de l'Angleterre ; mensonge prouvé, puisqu'il est notoire que, loin de demander ces médiations pour notre compte, nous les avons for-