‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 25 sur 195 · Communication de Madame la comtesse d'Antichamp · texte numérisé non relu

Communication de Madame la comtesse d'Antichamp

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et nous rendre les suppliants de l'Angleterre auprès des Cortès: rien de cela ne peut convenir à notre politique et à notre dignité.

Partez donc sans hésiter, monsieur le comte : si l'Espagne est de bonne foi et qu'elle veuille véritablement traiter, M. de San- Miguel peut s'adresser directement au gouvernement français, sans intermédiaire. M. de San-Miguel peut m'écrire par courrier, et j'aurai l'honneur de lui répondre après avoir pris les ordres du roi.

Je vous ai mandé, monsieur le comte, d'écrire à nos consuls une circulaire pour leur annoncer votre départ. Je fais moi-même préparer des instructions que je leur expédierai en cas qiie la guerre vienne à éclater.

Cette lettre est pour vous seul, et ne doit être communiquée à personne ; si elle vous trouve encore à Madrid, et que l'on vous demande pourquoi vous partez quand on vous propose une négociation, vous répondrez que la France, qui ne peut adopter une médiation, ne refuse point toutefois les bonsofBces de l'Angleterre, mais que c'est directement et avec moi que M. de San- Miguel doit traiter et qu'enfin vos ordres ne vous permettent pas de rester à Madrid.

J'ai l'honneur d'être, etc.

Chateaubriand. '

936 20 janvier [1823].

A VUlèle.

Lundi matin 20 janvier.

Je vous envoie, mon cher ami, une petite lettre de La Garde que j 'ai reçue hier au soir par un courrier anglais. Elle m'a paru mériter une réponse que j'ai faite cette nuit, et que je vais expédier

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