Les ministres
3. Pailhès La duchetie de Dura», p. 237. — Collationné sur l'origioal autographe.
et paraît être bien vu des autorités du lieu ; je vous prie. Monsieur le baron, de vouloir bien examiner sa demande avec intérêt ; je verrais avec plaisir qu'il vous fût possible de prévenir la suppression dont il est menacé.
Recevez, Monsieur le Baron, les assurances de ma considération la plus distinguée .
Ain . le baron Capelle à Paris.
Chateaubriand . *
942 [Janvier 1823.]
A ta duchesse de Duras.
7 heures 1/2.
Il n'7 a absolument rien de nouveau, Villèle ne croit pas b cette nouvelle et il est fort gai. Demain, il y a conseil, je ne pourra» vous voir, 2
94$ 23 janvier 1823.
Au duc de Laval Montmorency.
23 janvier 1823.
Monsieur TAmbassadeur, Vos lettres du 4 de ce mois me font connaître que le Gouvernement ponti&cal n'est point encore satisfait de toutes le» mesures qui ont été prises en France pour l'organisation des-
1. Signature autographe. — Bib. oat. Nout. acq. franc. 3S33, t. 100.
2. Pailhës La dachetse de Dura», p. 237. — Colla tionné sur l'original
lutographe.
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Diocèses, et qu'il s'attendait à l'érection et à la dotation simultanée de tous les Évéchés nouvellement établis.
Le Gouvernement du Roi a fait sur ce point tout ce que pouvait lui suggérer l'intérêt de l'Eglise de France, et tout ce que ses propres ressources lui permettaient. Toutes les nominations d'Ëvéques qui devaient avoir lieu ont été faites : six diocèses ont été votés sur le champ : vous avez été prévenu, Monsieur le Duc, que tous les autres le seraient successivement, et que le Gouvernement du Roi en préparerait avec empressement tous les moyens.
La complète exécution de ce plan ne pouvait pas avoir lieu avec précipitation : il faut que tous les arrangements qu'elle entraine pour les dépenses de premier établissement puissent se concilier avec la dignité du culte et avec l'éclat qu'il convient de rendre à ses premiers ministres. Les dispositions du Roi sûr ce point sont bien connues du Saint-Siège, et la nomination qu'il a faite de six Pairs ecclésiastiques est im témoignage de la faveur et de la bienveillance qu'il accorde au clergé de son Royaume.
Le Gouvernement Pontifical a donc toutes les garanties qu'il peut désirer sur l'exécution progressive des arrangements qui ont été pris pour assurer d'une manière complète l'établissement de tous les Evéchés. Nous verrions avec peine. Monsieur l'Ambassadeur, qu'il voulût attendre l'entier. accomplissement de cette organisation pour nommer un second Cardinal fran<;ais et pour faire tomber son choix sur M. l'Archevêque de Sens. Vous avez déjèt été informé des services que ce Prélat a rendus et qu'il continue de rendre pour compléter l'établissement de l'Eglise de France, et vous savez que c'est surtout par ce motif qu'il a été proposé au Saint-Siège. La Cour de Rome, en le désignant, paraîtrait ainsi beaucoup moins céder à nos demandes que récompenser un Prélat qui a mérité toute sa bienveillance par l'importance et l'éclat de ses services.
La Cour de Rome paraît craindre que cette nomination ne l'expose à d'autres demandes semblables de la part de différentes
Cours. Notre situation cependant est si différente, qu'une faveur momentanée ne doit leur porter aucun ombrage. Nous ne désirons que réparer les pertes que nous avons Taites ; et, dans un moment où l'Eglise de France se reconstitue, elle a des titres particuliers à l'intérêt du Saint-Siège. Je vous prie, Monsieur l'Ambassadeur, de continuer à les faire valoir ; et je m'en réfère à ce qui vous a été mandé par mon prédécesseur sur la convenance du choix de M. l'Archevêque de Sens.
Vous m'avez prévenu de l'impression que son voyage à Rome pourrait produire et des fausses interprétations auxquelles il donnerait peut-être lieu. Si ce voyage pouvait faire naître quelque nouvelle difficulté, je sens qu'il pourrait être prudent de s'en abstenir. Ce n'était pas au reste un projet arrêté, et je ne pense pas qu'il en soit question dans le moment actuel.
En admettant que ce voyage n'ait pas lieu, je vous prie, M. le Duc, de faire valoir en faveur de M. l'Arehevéque de Sens ce nouveau témoignage de sa déférence aux intentions du Gouvernement pontifical.
Je vous invite aussi & accélérer par vos démarches et votre influence la promotion que nous désirons, à demander qu'elle ne soit pas remise à un autre consistoire, et qu'elle ne se borne point à une nomination in petto. Sa Majesté a trop de droits à l'intérêt et à ratTectîon du Saint-Siège pour ne pas en espérer eu ce moment une faveur entière.
Agréez . . . '
Au vicomte de Harcellus.
Paris, 23 janvier 1823.
Vous m'avez mandé dans une de vos lettres, Monsieur, que je me trouverais redevable envers vous d'une somme qui ne se