‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 62 sur 195 · I. Affaîrei Étrangères, Rome · texte numérisé non relu

I. Affaîrei Étrangères, Rome

d'uD soldat français à la frontière ! Vous pouvez compter qu'avant vingt jours nous serons entrés en Espagne, si rien n'arrive avant ce temps-là. Je réponds ainsi à vos deux dernières lettres, dont les raisonnements m'ont frappé. Ce que vous dites de la désunion du ministère britannique est fort juste. Ne croyez pas à tous les sots contes de la retraite de M. de Villèle, et de la division de notre conseil.

996 16 février 1823.

An marquiB de Caraman.

Paris, 16 février 1823.

Par courrier de l'ambassade

d'Autriche

Monsieur le Marquis,

J'ai reçu par le courrier [Pomquet] la dépêche que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser sous le N° 1 4. Vos précédentes lettres m'étaient exactement parvenues.

Nous avons vu avec plaisir que le gouvernement autrichien s'était montré satisfait du discours du Roi et de l'attitude que nous avons prise. Elle nous parait en effet conforme aux principes de l'Alliance et à l'esprit qui a dominé dans les Conférences de Vérone. Nous devons avouer que nous ne trouvons pas cet esprit si fidèlement observé dans la note demi-offîciclle insérée dans CObiervateur Autrichien. Il doit paraître bien pacifique si on le rapproche des idées guerrières mises en avant par le cabinet autrichien au moment oîi il pouvait y avoir quelque incertitude

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