Affaires Étrangères, Espagne, 721, P
mon salon, et je travaillerai toute la nuit pour parler peut-être demain : mon discours n'est pas prêt. Le Constitutionnel répète ce matin que j'ai lu le discours à l'Abbaye-au-Bois. Vous voyez comment vos amis vous servent et comment ils sont bien informés. Allons, faites des vœux pour moi comme j'en fais pour vous ! Demain ou mardi sera un jour décisif dans ma carrière politique. Je vous aime et cela me soutient. Après le discours je serai plus libre et tout à vous I <
JOOS [24 févrierl823.]ï
A Mademoiselle de Trobriand
Trop aimable hermite, Je ne puis me décider à partir sans offrir à l'aimable personne qui fait tant de vceux pour la noble cause, l'hommage de la sincère reconnaissance qu'inspirent toujours ii un breton d'aussi nobles sentimens. En être pénétré sincèrement, c'est en sentir tout le prix et apprécier à leur juste valeur ceux qui comme vous, Mademoiselle, peuvent les inspirer et aussi les rendre chers.
Les couplets charmants que vous m'avez envoyés seront souvent chantés ; ils me rappelleront leur aimable auteur, cette raison pouvait seule me suffire pour les rendre agréables, mais sortant d'une source si pure, ils devraient obtenir un meilleur succès.
Mon voyage, pénible pour beaucoup, me le devient aussi en me privant d'un espoir bien flatteur, celui de cultiver une utile et agréable reconnaissance, mes vœux seront toujours ardenspour cet