Minute aux AITaires Étrangères, Hamboui^, 128, f
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iOSi 1" mars 1823.
Au comte d'Orvilliers.
1" mars 1823.
Le Ministre des Affaires Étrangères a l'honneur d'offrir ses compliments à Monsieur le Comte d'Orvilliers. Il désire s'entretenir avec lui de l'affaire qui lui fait souhaiter de connaitre quelques articles d'un traité conclu à Baronne le 15juillet 1808; et si M. le C" d'Orvilliers pouvait disposer de quelques moments mercredi vers les il heures du matin, le Ministre s'empresserait de le recevoir. Il le prie d'agréer les assurances de sa haute considération. '
mS 1" mars 1823.
Aq vicomte de Harcellns.
Paris, 1" mars 1823.
Je suis désolé que l'affaire Manuel soit venue couper la discussion. J'aurais repoussé les faibles raisons qui m'ont été opposées, et qu'on a fondées particulièrement sur la date de la déclaration anglaise, comme si c'était la date dont il est question pour moi, et non du principe même d'intervention, clairement énoncé, clairement développé dans cette déclaration. L'effet de mon discours ici passe toute croyance, même parmi les libéraux.
Chateaubriand. '
1. Minute aux AITaires Étrangères, Naples, 148, ^ 38. i. Marcellus Politiqat de U RettaurHtion, p. 153. Celte lettre est peutêtre apocrjrphe.
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i033 l" mars 1823.
Au comte de La Ferronays. '
Paris, 1" mars i823.
NM
Par courrier de l'Ambassade russe.
A chiffrer.
Monsieur le Comte,
Je profite d'ua courrier de M. le général Pozzo^ pour vous écrire.
11 nous revient de toutes parts que le cabinet prussien s'ezplicpie avec très peu de mesure sur notre conduite et notre langage. A l'entendre nous sommes allés beaucoup trop loin ; nous nous jetons inconsidérément dans la guerre ; nous compromettons les intérêts de l'Europe et les nôtres, et nos Alliés ne peuvent trouver, dans notre situation vis-à-vis de l'Espagne, l'applicatioD des cAsua fœderis prévus à Vérone ; le discours du Roi est de la plus grande imprudence ; nous aurions dû, avant d'en arrêter la rédaction, prendre l'avis des gouvernements étrangers, et surtout des ministres prussiens. Voilà comment s'expliquent M. de BernstorfT et M. d'Ancillon. Vous jugerez aisément que ces réflexions nous paraissent fort étranges, quand nous nous rappelons la chaleur avec laquelle la Prusse s'exprimait à Vérone et la véhémence qu'elle a mise dans sa note au ministère espagnol. Il est probable qu'elle est agitée de la crainte de se voir compromise par la suite des événements, si la guerre éclate, et que les intérêts de l'Alliance Européenne, qui nous font une loi de repousser la Révolution, la touchent moins que ceui qui lui sont propres. Certainement elle cède à des idées chimériques. Nous n'avons pas besoin d'elle pour faire la guerre, et elle peut en demeurer