‹ Correspondance générale de Chateaubriand;Chapitre 80 sur 195 · I. Minute aux AlTaires étraDgères, Angleterre, 616, f · texte numérisé non relu

I. Minute aux AlTaires étraDgères, Angleterre, 616, f

'2. Comtnuuication de M. de Monlbron. — Cette lettre et la précédente conliennent les éléments avec lesquels Marcellus a construit la lettre suivante ( Politique de U Rettauration, p. 1S8-9) :

« Paris, 2 avril 1823.

V Les sITaires de Madrid rendent la partie bien meilleure pour nous; et il est impossible désormais que l'Angleterre puisse songer à s'allier avec uu gouvernement aussi révolutionoaire que celui d'Espagne. On a fait une véritable violence au roi ; et le ministre britannique se trouve maintenant

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i039 13 mars 1823.

An Marquis de la Maisonfort.

13 mars 1823.

Monsieur le Marquis,

La lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 28 février, me fait connaître que le gouvernement de Toscane se prêtera ditTicilement à entraver le commerce de Livourne et à modifier l'édît de neutralité à la faveur duquel les Espagnols pourraient en tirer divers approvisionnements, si la guerre venait à se déclarer.

Je reconnais que la franchise du port de Livourne ayant toujours été regardée comme la cause première de sa prospérité, la Toscane peut avoir un intérêt direct à la maintenir. Mais si d'autres motifs politiques, et d'une importance supérieure, doivent lui faire désirer que la guerre, si elle a lieu, soit d'une courte durée, il en résulte qu'elle ne doit pas donner à l'un des belligérants les moyens de la prolonger. Tout ce qui éloigne la paix lui ravit une partie de ses avantages ; et l'Italie entière est intéressée à ne pas favoriser par sa tolérance commerciale une cause qui l'a exposée elle-même aux troubles et aux agitations les plus vives.

Cherchez d'abord, Monsieur le Marquis, à faire prohiber l'exportation des armes et des munitions de guerre qui se fabriqueraient en Toscane, et que l'Espagne pourrait extraire de Livourne.

dans le cas prévu par les ioatruclions de lord Londoaderry ; aussi je suppose qu'il ne le suit à Badajoz que pour sauver la vie de ce monarque, et par un mouvemeat ^néreux d'humanité.

« Nous allons renvoyer deux Anglaises qui nous font beaucoup de mal ici, et dont l'une a des liaisons très compromet tan le s.

H J'ai reçu des nouvelles de toutes les cours : mon discours nous a ramené toutes les opinions du continent.

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— lis —

La question des exportations étant étrangère à celle de la franchise du port, vous obtiendrez sans doute plus aisément ce premier succès, et vous chercherez à faire établir la même prohibition sur le transit à travers la Toscane des munitions et des armes qui auraient la même destination.

Les opérations de commission ou il'entrcpôt faites sur le port de Lîvourne lui-même seront probablement plus difliciles à entraver, ainsi que vous l'avez pensé, mais ce commerce sera nécessairement moins actif si les autres puissances neutres mettent également des bornes à l'exportation de munitions de guerre qui seraient destinées à l'Espagne. Chaque légation peut ; concourir comme vous dans le pays où elle réside ; et je continue de vous recommander de faire des démarches en ce sens près du gouvernement de Toscane.

Agréez... '

An comte de Serre.

Paris, 13 mars 1823.

Monsieur l'Ambassadeur,

La perspective d'une rupture entre la France et l'Espagne peut mettre le gouvernement dans la nécessité de prendre quelques dispositions maritimes, et il devra faire connaître aux commandants des vaisseaux de guerre ou des bâtiments armés en course les conditions auxquelles, en cas de guerre, la navigation des neutres serait respectée.

Le règlement français du 26 juillet 1778 pourra provisoirement être rendu exécutoire ; et cette exécution n'aura aucun inconvénient, tant qu'elle s'appliquera aux bâtiments des puis-

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