Bardowx Madame de Cuiline, p
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lière de ce jour quelques directions sur des points qui dans ces dépêches ont fixé mon attention. Dans celle-ci je vous parlerai simplement du projet que paraît avoir M. Canning de mettre sous les yeux du Parlement les pièces de la négociation de Vérone en ce qui touche à l'afTaire d'Espagne.
Nous savons que le ministère britannique est, comme nous, souvent dans le cas de donner aux Chambres une communication sommaire ou détaillée des négociations que le gouvernement a pu ouvrir ou suivre. Nous ne contestons pas le droit qu'il a de donner cette sorte de publicité aux actes et notes qui le concernent et qui lui sont particulières. Mais nous ne pensons pas de même des pièces qui se rapportent à une négociation à laquelle il n'a pris part que conjointement avec plusieurs autres cours, et il nous semble que quant à celles-ci il ne peut les soumettre à la publicité sans l'assentiment de chacune de ces cours.
Nous croyons donc que le ministère britannique est parfaitement libre de déposer sur le bureau du Parlement les notes de son plénipotentiaire ou les siennes propres et nos réponses quant à la médiation proposée par l'Angleterre dans l'afTaire d'Espagne. Mais nous ne croyons pas qu'il puisse donner communication du procès-verbal signé b Vérone pour Bxer les cBStts fœderia, qui a dû rester secret et dont lord Wellington n'a eu connaissance que confidentiellement et dans la vue de l'engager à le signer. Le ministère ne peut non plus publier les notes de son plénipotentiaire qui feraient allusion à ce procès-verbal. Il ne doit pas davantage donner communication du [mémoire lu] ' par M. de Montmorency à l'ouverture des conférences et qui a été considéré comme note purement verbale.
J'ai fait rédiger sur cette question un mémorandum que je vous adresse et dans lequel vous trouverez les motifs qui dans notre opinion s'opposent à la publication de tous les papiers de Vérone.