LETTRE CCXLIX
A 31. LABBÉ GOBELIXi.
A Versailles, ce 27 mai 1681.
Mettez le petit de Yalzergues^ en pension, je vous prie ; le plus tôt possible est le meilleur. jN'anon vous donnera ce que vous demandez pour le premier quartier, et on les payera toujours par avance : on rhabillera quand vous le jugerez à propos, et il ne manquera de rien tant que je le pourrai ; mais recommandez, je vous supplie, que l'on Téveille un peu par quelques coups de fouet, car je soupçonne qu'il n'en a jamais eu et qu'il en a grand besoins
Yoici une autre affaire. J'ai un petit garçon de douze à treize ans "*, d'assez bonne famille, dont je me suis cbargée par charité ; il n'est ni bien ni mal lait, mais il a toutes les mauvaises inclinations possibles : il est menteur, jureur, ivrogne, voleur, et quoique j'aie essayé des châtiments et de la douceur, je n'ai pu jusqu'à cette heure en rien faire; il est vrai aussi que je ne suis pas en état d'y donner une grande application, et c'est ce qui m'oblige à vous prier de