‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 140 sur 337 · L'un des fermiers généraux · texte numérisé non relu

L'un des fermiers généraux

2. L'intendant du Poitou, par l'ordre de Louvois, essayait les conversions par lorjemeni qui devinrent plus tard les dragonnades . Les protestants, pour éviter ce commencement de persécution, vendaient leurs biens. On a vivement reproché à madame de Maintenon le conseil qu'elle donne à son frère, et on l'a appliqué mal à propos aui violences qui suivirent la révocation de l'Édit de Nantes. On voit que la lt;ttre de aiadame de Mainlenon est antérieure de quatre années à l'ordonnance de révocation, et ne peut s'appliquer à des violences qu'elle fut la première à réprouver. D'ailleurs cela ne saurait justifier son odieux conseil, et il n'y a qu'un mot qui l'atténue, Surimeau, ce bien tant disputé par Jeanne de Cardilhac, arraché aux d'Aubigné, que madame de Mainteuon avait toujours regreUé. Cependant Surimeau ne fut pas vendu, et d'Aubigné aima mieux, au lieu de le racheter, dissiper l'argent des fermiers généraux en plaisirs et au jeu.

A M. DE MONTCIIEVREUIL JOST. 203

y'ayez là-dessus aucune soumission pour mon avis; jiiandez-mui le vùlre, et croyez que je vous conseille sincèrement el par rapport à ce que je crois le meilleur pour vous.

Adieu: je me porte fort bien. Xons allons à la fin du mois à Cliambord. J'embrasse madame d'Aubiraé.

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