‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 190 sur 337 · Ce sont les ursulines que madame de Brinon avait amenées · texte numérisé non relu

Ce sont les ursulines que madame de Brinon avait amenées

avec elle.

2 Ce fut pendant le voyage de Chambord. H faut répéter ce que dit en cette occasion mademoiselle d' Aumale : . Le roi avoit alors pour son épouse des attentions, des égards, des mani.-res tendres auxquelles elle n'étoit pas accoulumée, et qui la rendoient plus heureuse qu'elle n'avoit jamais été ; elle en fut louchée jusqu'aux larmes, et elle disoit avec une espèce de transport : Dieu a suscité madame de Maintenon pour me rendre le cœur dn roi. Elle lui en témoigna sa reconnoissancc et marqua ouvertement à toute la cour l'estime qu'elle faisoit d'elle. » [Mémoires inédits.)

à La Beaumelle l'occasion d'une lettre qu'on trouve avec des variantes dans l'édit. de Nancy, t. I, p. 187, dans l'édit. d'Amsterdam, t. II, p. 113. Racine le fils y met cette apostille : m'est inconnue et je la crois fausse. La date seule le prouve : au l^r novembre, madame de Maintenon n'était pas à Maintenon, mais à Fontainebleau, où la cour resta du 15 octobre au 16 novembre.

Maintenon, l*"" novembre 1682.

La famille royale vit dans une union tout à fait édifiante : le roi s'entretient des heures entières avec la reine. Le don qu'elle m'a fait de son portrait est tout ce qu'il y a eu de plus agréable pour moi depuis que je suis à la cour; c'est dans mon esprit une distinction infinie \ Madame de Montespan n'a jamais rien eu de semblable-; je passerai encore quinze jours ici; cette solitude me délasse dus fatigues de la cour : je n'y vois personne, et je jouis seule de mon petit empire^. On me déchire de tous côtés ; vous ne m'apprenez rien de nouveau^. Le temps éclaircira toutes choses. Je vous prie de ne point me défendre : cela ne fait qu'aigrir mes ennemis. Madame de Miramion a un zèle indiscret : on sert mieux ses amies de sang-froid. Je mène une vie tissue d'infirmités et de chagrins^. On me croit

1. Au lieu de ce mot d'orgueil : » C'est une distinction infinie, i> madame de Maintenon dit dans la lettre précédente : a Je ne mérite pas ce que vous me mandez là- dessus. »

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