Manuscrits de mademoi'>elle d'Àumale
l'humidité, l'obscurité et la puanteur. Je vous les recommande comme la meilleure œuvre que nous fassions, elqui, selon les apparences, aura d'heureuses suites. Nevousenlassezpoint, je vous prie, et délirer du service d'Andrée. Il faut que l'on commence à veilieretà les faire filer leplusqu il est possible, etleplus fin. Il faut les habiller chaudement et leur faire faire du linge, je sais qu'elles en ont besoin. Si la grande Thoinette a un mal incurable, il faut la rendre à sa mère, et je lui donnerai quelque chose ; si elle peut guérir en la purgeant, il faut faire cette charité.
Ne soyez point embarrassée de m'avoir demandé de l'argent, mais songez que vous avez une grande communauté sur les bras, et toujours des visites qui vous mangent. Vous auriez eu plus de repos à n'avoir que mes lilles, mais je n'ai pu en décider ni me charger devant Dieu de vous empêcher d'étendre le talent que vous avez pour le gouvernement de la jeunesse'.
Lu pauvre madame Savary est bien à plaindre, et trouvera peu de ressource dans les avis qu'on lui proposera. Je ne puis vous dire si celui que vous m'envoyez est bon, ou s'il ne l'est pas; je ne m'y connois point, mais comptez que sa grandeur nous met hors d'élat de la servir.
Je n'ai point reçu de lettre de madame de Saint- Pierre, ni le mémoire de la dépense du mois de septembre.
1. Madame de Brinon prenait des pensionnaires d'autres personnes que madame de Maintenon, mais cela dura peu de temps.
Yos mères sont les plus sottes créatures que j'aie jamais vues*.
' Il est vrai que la Reine me Ht riionneur de me donner son portrait le jour de Saint-Françoise Je ne mérite pas ce que vous me mandez là-dessus, et je ne crains point le dessein dont vous me parlez. Je serai à la cour tant que Dieu le voudra.
M. Dabancour m'a appris la mort de M. Gaudart, et m'assure que c'est le mieux qui nous put arriver. Il faut l'informer à qui nous aurons affaire pour prendre les devants.
Je voulois écrire à mademoiselle de la Harteloire, pour la remercier de toutes les amitiés quelle me lait dans ses lettres; mais vous avez pris tout mon temps, et je vais me faire saigner par précaution.
LETTRE CGXCYI (La B.)
KOTE PRÉLIMINAIRE
« Il est vrai que la reine me fit riionneiir de me donner
son portrait le jour de Saint-François. » Cette ligne a fourni