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suis incapable; j'en ai acheté une sans avoir eu le loisir de l'aller voir.
Adieu, mon cher frère, mandez-moi souvent de vos nouvelles, et ne soyez jamais seul si vous voulez éviter que la têle vous tourne. Je me porte fort bien, grâce à Dieu.
LETTRE CCGII
14 décembre 1682.
Je vous prie que personne ne sache que j'irai demain dîner chez vous; je vous prie en ma faveur que l'on fasse quelque petit régal à nos sœurs de la charité, et que je les voie dîner en bon ordre. Vous savez que je vous ai toujours demandé que l'on ne dérangeât rien pour moi, et que l'on ne s'aperçoive pas que j'arrive. J'irai tout droit faire le catéchisme; n'y venez que quand vous n'aurez plus rien à faire, et traitrz-moi en tout comme une personne de la maison. Je porterai ma poularde que nous mangerons ensemble. J'ai la migraine aujourd'hui, et j'en suis ravie, car c'est une espèce de siireté de ne l'avoir pas demain.