‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 215 sur 337 · C'est à-dire de la placer · texte numérisé non relu

C'est à-dire de la placer

2. Une des filles de ceUe dame fut, en eEfet, élevée suecessiveraenl à Rueil, àNoisy, à Saint-C\r, et fit profession dans un couvent de Normandie.

mars dans les derniers jours, pour que mes comptes soient bien nets. Je m'attends à un terrible extraordinaire.

Voilà un beau temps pour filer. Je sais inconsolable de ne pouvoir aller voir nos petites sœurs; il faudroit, à cette beure qu'il fait beau, faire ce dortoir sur cette autre étable dont vous m'aviez parlé, car je les trouve pressées la nuit, et j'aurois plus d'envie de les augmenter que de les diminuer; il n'y a qu'à Rueil qu'elles puissent bien faire.

On me demande des garçons pour notre manufacture, et il n'est pas possible d'en avoir de Maintenon ; nous sommes obligés d'en prendre aux: environs, et il y en a bien cent qui demandent l'aumône dans la cour du cbâteau. Cependant, il ne faut point nous rebuter : il faut sauver leurs corps et leurs âmes, malgré eux. Conservez-vous-y, je vous en conjure, et travaillons pour notre salut. Nos saintes' continuent-elles à bien faire? Si cela est, faites-leur mes compliments.

J'envoie une jupe à mademoiselle de la Harteloire; je serai toujours ravie de lui faire plaisir, et je l'exhorte de tout mon cœur de nous aider à donner une éducation à nos petites filles, qui leur est plus nécessaire que la vie. Adieu, madame, j'embrasse votre cousine et Armande^ pour lui faire ma cour.

Page 1