Manusciits de madetnoisclle d'Àumalt
de linge; le temps de l'obliger* est venu; il faut, pour achever la charité, mettre ces enfants-lh en état de se passer de nous; après cela, il faudra obliger Jaquette; je vous prie dans cette vue-là de la presser sur l'écriture ; il me semble qu'elle doit communier à Pâques.
Je sais que madame deToligny est veuve, je vous prie de lui en faire mes compliments; vous devriez lui demander une de ses filles, que nous mettrions à la place de Fanchon, et à qui vous donneriez une éducation qu'elle n'aura pas ailleurs ^. Vous savez que je compte d'en avoir toujours dix chez vous, et de remplir toujours celle que j'ôterai ; mais si vous faites ce que je vous propose, je vous prie que ce soit sur votre compte, sans que j'y sois nommée. Elle auroit les soins que je donne à Fanchon et vous tireriez quelque chose de sa mère pour son entretien. Avez-vous établi ce commerce que je vous avois prié avec madame Chéron? et le porteur d'eau ira-t-il tous les mois à Sertory prendre le lin et porter le fil? Madame Chéron prétend que vous ne lui avez pas accusé la réception de l'argent et du lin qu'elle vous a envoyés.
Le secours que madame de Richelieu nous a donné est bien venu à propos; Dieu aura soin de nous; il n'y a qu'à bien faire; j'en ai plus envie que jamais. Madame de Saint -Pierre n'oubliera pas le mois de