‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 225 sur 337 · Manuscrits de mademoiselle d'Aumale · texte numérisé non relu

Manuscrits de mademoiselle d'Aumale

2, Bossuet était évêque de Meaux depuis 1681. Madame de

les livres que vous m'avez envoyés, et suis plus occupée que je ne l'ai jamais été de l'envie de faire mon salut. Je suis très-fàchée d'élre éloignée de vous et de ne pouvoir vous soulager dans l'embarras que vous avez. Ils sont inévitables dans une aussi grande maison.

Je souffre de l'absence de Gabrielle, car madame de Montchevreuil ne me rend point Manette, et j'aime à voir travailler. Je ne vous la redemanderai pourtant pas qu'elle ne sache lire, écrire et l'orthographe comme nous.

Je suis touchée de saint Candide S et je vous prie de ne vous point lasser de faire prier pour le roi ; il a plus besoin de grâce que jamais pour soutenir un état contraire à ses inclinations et à ses habitudes^.

La pauvre madame de BrunsAvick^ me fait grande pitié, et d'autant plus que je n'y vois point de remède. Sa fille vous auroit occupée et embarrassée, je crois que vous avez très-hien fait de la refuser, et sur le voyage du Rivey pareillement. Donnez-vous toute à Dieu": votre maison est assez grande pour vous occuper et bien utilement.

Maintenon lui donne son ancien litre par iiabilude ou parce que les livres le portaient.

1. C'étaient des reliques d'un saint marlvr que le pape Innocent XII avait envoyées à madame de Maintenon le W avril 1G80. Quand madame de Brinon eut obtenu qu'on dît la messe dans sa chapelle de Rueil, ces reliques furent exposées publiquement.

2. H est évident que madame de Maintenon entend par là l'état où le roi se trouvait par suite de la mort de la reine, ayant, depuis près de trois ans, cessé tout commerce avec ses maîtresses.

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