‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 230 sur 337 · Manuscrits de mademoiselle d'Aumale · texte numérisé non relu

Manuscrits de mademoiselle d'Aumale

Je suis fâchée de la maladie de la maîtresse de l'ouvrage , et encore plus de celle de madame votre sœur.

Je suis ravie de la dévotion que l'on a k saint Candide, et du plaisir que vous en avez.

J'ai vu le fragment que vous m'avez envoyé : il n'y a sur cela qu'à prier Dieu, qui saura bien faire ce qui sera le meilleur. Je serai toujours bien aise de savoir ce que vous entendrez dire sur cette matièrelà^

J'ai reçu les livres que vous m'avez envoyés, et je lis ceux que vous m'avez prêtés avec un grand plaisir. Dieu veuille que j'en profite !

J'ai de la peine à croire que l'on ait songé à aucune lésine sur la pompe funèbre de la reine; j'en ai toujours vu donner les ordres conformes à ce que l'on fit pour la reine-mère; mais il peut bien être que l'on aura voulu éviter les voleries qui s'y firent.

Je suis ravie que mes petites filles filent bien; nous aurons toujours beaucoup fait quand elles seront instruites de leur religion, et accoutumées à travailler depuis le matin jusqu'au soir.

M. Bontemps est ici et s'en va aujourd'hui; je le prierai de vous envoyer des suisses pour garder votre chasse.

Je ne donnerai des reliques que vous m'avez envoyées qu'à ceux qui en feront autant de cas que nous.

1. Dès la mort de la reine, le bruit s'était répandu du projet de mariage entre Louis XIV et madame de Maintenon. Il est probable que le fragment envoyé par madame de Brinon parlait de ces projets.

A MADAME DE BimON (1683). 311

Vous aurez de mes lettres toutes les fois que je le pourrai. Yillemoyen aura la tête bien dure si elle ne devient habile, puisque vous vous en mêlez.

Je n'ai point compté de meltre Colin ni Chasseaux dans le nombre de mes pensionnaires. J"ai payé pour douze dont Xanon vous a envoyé les noms^ et je n'en prendrai point davantage qu'il n'y ait des places vacantes. J'ôterois Jaquette si elle savoit bien lire et bien écrire.

Je vous enverrai au premier jour de quoi payer le maître d'école et la pension du petit Pioidot.

Ne dites pas un mot de la permission que vous avez d'avoir le Saint-Sacrement; il faut mettre la conclusion de cette affaire à notre retour.

M. l'abbé Gobelin est ici ; je lui donnerai plein pouvoir pour madame de Saint-Pierre. Si après cela, elle aime mieux une lettre de moi, vous n'avez qu'à ordonner.

Quoique je ne vous écrive pas régulièrement , comptez que je suis toujours bien aise de recevoir de vos lettres.

Je ne sais où nous en sommes pour la pension d'Andrée, ni ce que madame Chéron veut faire de la nièce; pour moi qui n'aime point qu'on m'embarque, je ne paierai rien pour elle; vous pouvez lui mander cela franchement, et vous défaire entre Andrée et elle de la plus inutile; car il suffit d'une personne pour gouverner nos petites sœurs.

En passant à Cbâlons', je vous ai acheté de l'é-

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