‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 283 sur 337 · Autographe du cabinet de M. Feuillet de Couches · texte numérisé non relu

Autographe du cabinet de M. Feuillet de Couches

A M. d'.u-bignk (1684). 373

vôtre, puisque cest une aventure personnelle qui^ comme vous dites fort bien, ne se communique point '. Vous avez du bien et du repos, c'est ce qu'il y a de meilleur pour ce monde, et nous envions souvent des places dont nous ne nous accommoderions pas % Vos enfants auront mon bien, si je meurs bientôt, c'est leur pis-aller; et si je vis assez pour marier ma nièce, j'espère qu'elle le sera bien. Écrivez-moi toujours de ses nouvelles et de toute votre famille. Je suis fort contente de Manceau, et je vous embrasse tous deux de tout mon cœur. Si vous ou madame d'Aubigné aviez besoin ou envie de quelque cbose, mandez-le-moi librement et avertissez-moi de la première dent pour que je fasse un présent à la nourrice. Vous ne me parlez point du baptême de votre fille; est-elle nommée? qui l'a tenue? comment s'appelle-t-elle? Je voudrois qu'elle eut un joli nom ^

1. D'Aubigné regrellait de ne point proQter de la faveur suprême de madame de Maintenon, et dans ramertume de son ambition déçue, il lui avait écrit ce mot très-juste : « C'est donc une aventure personnelle qui ne se communique point ! » Ce mot indique clairement le mariage.

2. La Beaumelle ajoute : u Tout le reste n'est qu'un jouet d'enfant. Après ceux qui ont les premières places, je ne connois rien de plus n)aliieureux que ceux qui les envient : si vous saviez ce que c'est 1 ^

'3. On la nomma Franruise-Ainalile.

Page 1