Autographe du cabinet de M. Feuillet de Conehes
.J7o CORRESrONDA>'CE GENERALE.
Je n'oublie rien pour qu'il se croie très-mal avec moi; c'est tout ce que je puis faire. Je mets une grande différence entre Manceau et Lafrance : l'intérêt ronge le dernier, et en passe de faire sa fortune, il s'arrache les yeux avec une servante pour avoir les cendres de ma cliambre.
On ne parle que trop de moi, soit en bien ou en mal : j'ai toujours ouï dire que les femmes doivent désirer d'être oubliées ; Dieu en a disposé autrement : il faut faire le moins mal que l'on peut.
Il est vrai que je me porte fort bien depuis que je suis à Versailles ; l'air y est admirable ; on a de bonne eau, et c'est ce qui faisoit tant de maladies. Je crois que vous entendrez parler des mariages de mademoiselle de Mursay ; vous en serez pourtant le premier averti; elle n'a encore que treize ans et trois mois^
LETTRE XYIII (La B.)
NOTE PRÉLIMINAIRE
Cette lettre ne se trouve que dans la collection de La Beaumelle (édit. de Nancy, t. I, p. 20>!; édit. d'Amsterdam, t. II, p. 1?0). Louis Racine l'annote : Je la crois ùiveîitée.
Nous approchons de la révocation de l'édit de Nantes, et Hon ne trouve presque rien sur ce sujet dans les lettres authentiques et les conversations de madame de Maintenon. On ne saurait douter qu'elle ne fût de l'opinion de Louis XIV et de ses ministres sur la nécessité de détruire l'hérésie qui divisait la France depuis un siècle et demi : c'était l'opinion