Autographe du cabinet de M. Feuillet de Conches
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J"ai bien du déplaisir de vous voir si peu satisfait d'une personne avec qui il faut que vous passiez votre vie, et que Dieu vous a donnée; c'est une occasion continuelle de mériter envers lui et qui est plus essentielle que de donner tout son bien aux pauvres; rje conviens avec vous qu'il y a une grande bassesse dans le cœur des bourgeoises; cependant^* il faut s'en consoler par ses bons endroits et lui prescrire une vie qui ne la fasse guère connoître; nous en parlerons quand il sera temps.
Je ne trouve d'inconvénient à passer par Maintenon'- que d'essuyer de mauvais chemins si la pluie continue, et s'il faisoit beau, vous ne pourriez mieux faire que de vous y reposer un peu. Vous pourriez même si vous le jugiez à propos y laisser madame et mademoiselle d'Aubigné jusqu'à ce que vous eussiez préparé la maison; enfin faites de Maintenon en ce temps-là comme. en tout autre ce que vous voudrez; il pourra vous servir de maison de campagne à cette îieure que vous serez tout à fait établi à Paris.
Il est vrai que le roi donne souvent des fêtes et que je m'y trouve le moins queje puis. Je ne saurois veiller sans être fort incommodée, et je ne veux pas que mademoiselle de Poitiers me puisse dire ce qu'elle a dit à madame d'Heudicourt à Sceaux, qu'elle appela beau visage de fète'^.