Ces deux ligne? sont rayées dans l'autographe
3. Dans une fêle que M. de Seignelay donna au roi dans le diàteau de Sceaux, le IG juillet de cette année. « Ce fut, dit Dangeau, la plus belle fête qu'on ait jamais donnée au roi. » Mademoi-
A M. l>AiBIGNÉ (IGSo). Uy.)
Vous aurez appris aussi que les plaisirs ont élé mêlés depuis quelques jours de plusieurs disgrâces. Le roi ayant vo^ilu savoir ce qui obligeoit MM. les princes de Gonli' d'envoyer incessanimenl des courriers, en a fait arrêter un; on a pris toutes ses lettres et on en a trouvé plusieurs pleines de ce vice abominable qui règne présentement, de très-grandes impiétés et de sentiments pour le roi bien contraires à ce que tout le monde lui doit et bien éloignés de ceux que devroient avoir les enfants de gens comblés de bienfaits et d'honneurs; ceux de M. de la Rochefoucault sont les plus criminels; M. d'Alincourt y est pour sa part. Le cardinal de Bouillon est chassé pour plusieurs raisons trop longues à déduire; il voulait être égal en tout aux princes du sang; il est peu plaint de sa disgrâce, parce qu'il est peu estimé-.
Marîy est fort à la modo; on y passa hier tout le jour et j'en revins quand le spectacle alloit commencer, aimant mieux mon repos que le plaisir.
J'oubliois de vous dire qu'on a trouvé des lettres de la princesse de Gonti qui ont fait voir au roi quel-
selle (le Poitiers était fille d'honneur de la Dauphine. Dans une -querelle avec madame d'Heudicourt, qui était devenue fort laide, elle lui dit : Vous êtes un plaisant visage de fête. Madame de Sé- Ti-^ié raconte aussi ce mot. (Voir îa lettre du 22 juillet IGR5 ^ vil, p. 429.) ■ " '
1. Les princes de Conli, dont l'aîné avait épousé une fille de madatiie de la Vallière, étaient allés à la guerre de Hongrie malgré ies ordres du roi, et avaient été suivis d'une partie de la haute noblesse, le duc de la Roche-Guyon, le duc de Liancourt, tous deux fils de M. de la Rochefoucauld, le marquis d'Alincourt, petitfils du maréchal de Villeroy, etc.