ilaiiuscrils des Dames de Saint-Cijr
2. Genlilliomme du Berrv qui avait, grâce à l'abljé GoLelin, placé deux de ses filles à Noisy : l'ainée, chanoinessedePoussay,et dont il va être question dans la note suivante ; la cadette, qui ligura dans les représentations ù!Esihtr, et qui se fit ursuline.
4iS CORRESrONDA>'CE GÉ:xÉRALE.
des deux premières, j'en prendrois encore s'il en avoit; mais je n'ai pas entendu par là être engagée à recevoir la fi lie de sa femme, et il me semble que c'est quelque soulagement de le décharger de toutes les siennes.
Voire demoiselle, fiîle d'un avocat, m'a ravie : c'est une manière de persuader la noblesse de sa naissance assez nouvelle; mais il n'est plus question de rien examiner, les cent places sont remplies, et je souffre autant à refuser toutes celles qui se présentent que j'ai eu de plaisir à prendre celles que nous avons.
Tous m'avez fait un bon présent en me donnant la Maisonfort*; jusques à cette heure elle fait des merveilles. Écrivez-moi quand vous le pourrez, je suis très-aise d'avoir à montrer des choses qui excitent à bien faire; mes intentions sont bonnes; mais je me trouve plus occupée du salut des autres que du mien. Priez Dieu pour moi, je vous prie, et comptez sur mon amitié pour toujours. Nous partons d'ici le 12, nous serons à Fontainebleau le 14 et à Versailles le Jo de novembre; je serai fort aise de vous y voir.
Je me porte très-bien, grâces à Dieu.
I. Marie-Franroise-Sylvine de la Maisonfort, Dame de Saint- Louis en 1691. (Voir sur celte dame, qui a joué un grand personnage dans la maison de Saint-Cvr, mon histoire de cette maison, p. 183 et suiv.; deuxième édition.)
A MADAMl-: ItL SAIM-GKRAN (IGSo). 411i
LETTRE XL (L.v B.)
NOTE l'IlÉLIMIXAlUE
Cette lettre, datée du 9 octobre et adressée de Versailles à madame de Saint-Géran, ne se trouve que dans la collection de La Beaumelle (édit. de Nancy, t. I, p. 220); elle est fausse, et les preuves abondent. Madame de Maintenon dit : « L'abbé Gobelin est ici : il se chargera de cette lettre. » Or, le 9 octobre, la cour n'était pas à Versailles, mais à Cliambord ; et Ton a vu que l'abbé Gobelin lui-même n'y était pas, puisque madame de Maintenon lui écrivait le 7 octobre deChambord.La lettre d'ailleurs est composée de faits vrais, connus, pour ainsi dire vulgaires : ils prennent quelque chose de piquant, parce qu'ils ont l'air d'être dits par madame de Maintenon. Racine annote cette lettre : r/iest inconnue.
A MADAME DE SAIXT-GÉRAX.
9 octobre 163 3.
Ce m'est un bien agréable spectacle de voir deux cents ^ jeunes filles élcTées par mes soins. La manse abbatiale de Saint-Denis sera réunie à Saint-Cyr, et le roi donnera trente mille livres jusqu'à ce qu'il ait assigné un fonds sur les fermes -. Je sais bien ce qu'on dit du voisinage de la cour, mais puis-je empêcher mes ennemis de causer?
Le voyage de Cliambord n'a pas été inutile". On en verra dans peu le fruit et ceux qui disent que le roi ne s'occupe que de fêtes et de plaisirs seront confondus ^