Autographe du cabinet de M. Feuillet de Conches
A M. d'albigné (1619). 59
d'accord que je prendrai bien mon temps; je vous remercie de tous vos soins et je les reçois avec beaucoup de plaisir. Je ne puis vous rien dire sur notn' convertie que je n'aie parlé à M. Pellisson; je ne comprends point pourquoi je ne la vois plus; il faut accompagner notre zèle de quelque prudence, et ne nous pas charger d'une iille dont nous pourrions être embarrassés.
J'espère vous voir du lo au 20 de ce mois et faire de ces merveilleux soupers. Ma migraine se dissipa à Versailles; c'est un très-bon remède. Vous aurez dans peu notre cousin de Villette: faites-lui bien, je vous prie, et réparez par là les irrégularités qu'il trouva dans mon procède. J'ai vu le boa bomme Caumont^; il est moins cbagrin dans la conversation que dans ses lettres, ou bien vous lui avez adouci l'esprit.
Adieu, vous aurez des commissions, puisque vous n'en êtes pas fatigué, mais je vous avoue que je voudrois bien vous voir logé dans un quartier plus commode pour moi; nous en parlerons à fond quand j'irai à Paris. J'embrasse votre petite femme; il faut qu'elle me vienne voir dès qu'elle aura une robe de velours '^
1. Ce doit élre le fils aîné de Caumont d'Adde ou D^tdou, le gendre d'Agrippa. (Voir l'Iiitroduction.)
2. La Beaunielle écrit : « Si elle est raisonnable, je lui permettrai de venir me voir avec sa robe de veloui's. »