‹ Correspondance générale de madame de MaintenonChapitre 52 sur 337 · LETTRE CLXXXI · texte numérisé non relu

LETTRE CLXXXI

A M. DAUBIGNÉ, A PARIS i.

Ce mardi H juillet 1679.

Je suis au désespoir de vous fâcher toujours; mais qu'est-ce qui vous parlera franchement que moi? M. Pellet m'a conté un procédé que vous avez eu avec lui qui n'est ni juste ni honnête : quand des parties sont arrêtées, il n'est plus question de rahattre et il n'y a qu'à payer; les marchands de Paris ne craignent point les violences, et se font payer des plus grands seigneurs. On n'a pas toujours une aussi grosse somme que celle que vous lui devez, mais on entre en payement par ce qu"on peut, et quand ils trouvent de la bonne foi, ils ne sont que trop faciles à prêter. Les vilains procédés se content par les maisons et font un grand tort à la réputation. Finissez celui-là, je vous en conjure et sans emportement, car il vous feroil plus de tort qu'à M. Pellet.

On a quitté le deuil, et si madame d'Aubigné veut venir faire une visite à la cour, il ne tiendra qu'à elle, mais je lui conseille d'attendre que madame la duchesse de Piichelieu y soit, qui ne reviendra que vendredi. J'ai bien envie d'aller souper dans l'entresol ; je ne crois pourtant pas que ce soit sitôt; au reste, je suis tout à fait rebutée de Maintenon, par le monde qui s'adonne à y venir. Ne perdez pas une occasion de dire que quand il y a une personne de plus que

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