Autographe da cabinet de M. de Cambacérès
2. Les dames do la princesse de Savoie.^» Le roi m'appela après sa messe, dit Dangeau, et me dit qu*ii m'avoit clioisi pour être chevalier d'honnear de la duchesse de Bourgogne ; que la duchesse du Lude seroit la dame d'honneur et le comte de Tessé son premier écuyer; qu'en aUendant le mariage, il nous en- Toieroit, la duchesse du Lude et moi, recevoir la princesse au Pont-de-Beau voisin, mais que nous n'entrerions en charge que quand elle seroit madame la duchesse de Bourgogne. Le roi me rappela ensuite pour me dire qu'il avoit choisi madame de Dan-
ii4 CORRESPONDANCE GÉNÉRALfi.
chale désespérée * ! Mon état et ma vocation présentement est d'affliger et de desservir tout ce que j'aime. Je vous avoue, monseigneur, que j'en souffre beaucoup ^
On a parlé du père Émerique *. Il a le plus grand défaut de tous les défauts : il est très-dévot, et la dévotion ne sied guère mieux à un confesseur qu'à un évêque^. Voilà, monseigneur, où en sont les intérêts de Dieu.
LETTRE CDXXVIII
A M. DE HARLA Y ».
Aux Carmélites, ee € septembre 1696.
Vous voyez, monsieur, où je suis, et j'y trouve des filles bien alarmées. Elles ont fait un mémoire pour suppléer à l'incapacilé dont je suis sur les
geaa pour être dame du palais. Elles seront six : voici Tordre dans lequel le roi les a nommées : Madame de Dangean, la comtesse de Roucy, la marquise de Nogaret, la marquise d*0, la marquise du Châtelet, la comtesse de Montgon (Dangeau, t. V, p. 4 G?]. » — Saint-Simon fait sur ces nominations une longue note remplie de contes ridicules.
1 . La maréchale de Rochefort, qui avait été dame d'atours de la Dauphine et qul^ espérait être dame d'honneur de la duchesse de Bourgogne.
2. La Beanmelle ajoute : « Mais Je ne varierai point dans la loi que je me suis faite de sacrifier mes amis à la vérité et an bien. »
3. Pour confesseur de la prineesse. Ce fbt le père Liecomtequi fat nommé le l^^' octobre.