‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 118 sur 418 · Autographe du cabinet de M. de Cambacérès · texte numérisé non relu

Autographe du cabinet de M. de Cambacérès

2. La Beaumelle place ici cette note, qui parait exacte. « M. de Noailles avoit rempli de scrupules madame de Maintenon sur les présents qu'elle avoit eus de madame de Montespan. L'abbé Gobelin avoit permis de les recevoir ; et l'évèque de Chartres, décidé qu'il ne falloit pas les rendre. L'archevêque de Paris revint à cet avis, quand il sut que ces présents étoicnt le prix des soins de madame de Maintenon pour l'éducation des princes légitimés, et non de ses complaisances pour les foiblesses de leur mère. »

Je VOUS demande votre bénédiction pour la princesse et de Toffrir à Dieu : vous aurez su sans doute que ce fut par où le roi commença en arrivant ici. G*est un enfant qui montre de Tesprit et sa figure est moins laide qu'on ne Tauroit dit.

LETTRE CDXLIII

Ce 10 novembre 1696.

II n'y a pas d'affaire qui puisse m'empêcher de lire vos grandes lettres avec plaisir. Vous pensez juste sur la princesse de Savoie : il ne faut rien oublier pour rélever chrétiennement; il paroît qu'on Ta fait jusqu'à cette heure. Priez pour elle. Savez-vous que ce roi que vous aimez tant commença par la mener à la chapelle, et par l'offrir à Dieu? Cette action ne vous déplaira pas.

Si vous connoissiez le curé de Saint-Cyr, vous seriez bien plus aise de savoir vos neveux entre ses mains* C'est un saint très-digne de l'épiscopat : il est rempli de piété, d'esprit et de simplicité. Les petits d'Âunay lui seront très-recommandés. Nous nous portons tous bien ici; j'ai trouvé Saint-Cyr tout sanctifié, deux de nos anciennes professes ont voulu rentrer au noviciat; enfin, ma très-chère, il paroît que Dieu veut établir cette maison. Je vous embrasse de tout mon cœur.

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