Voir le fragment qai soit cette lettre
A M. L'AàCHEVÉQUE DB PARIS (1696]. 139
faire là-dessus des choses propres à réduire au silence les plus hardis critiques*.
(( Ce qu'on vous nomme des subtilités n'est que ce qui est enseigné dans les livres des saints, et que toutes les écoles catholiques ont enseigné. Si je vais pins loin, il faut me déposer. Si je demeure dansées bornes, et qu'après avoir éclairci les difficultés, qui ne rottloient que sur les termes mal entendus, ob trouve que je ne parle que comme les saints dont la doctrine a été canonisée avec les personnes, il faut faire taire les gens ombrageux, dont le zèle sans expérience, s'effarouche trop aisément*
« Pour moi, je ne veux que céder à tout le monde, qu'éclaircir avec déférence tous ceux qui seront scandalisés, et que changer de termes jusqu'à ce que les bonnes (sic) soient éclairées. Car je ne tiens à aucun langage, et j'abandonne toutes les expressions qu'on voudra condamner, pourvu qu'on sauve le fonds des choses, et que les opérations de la grâce ne soient pas flétries. Encore un coup, madame, je ne crois pas devoir laisser les gens de bien dans le doute, ni sur moi ni sur la vérité. »
1. C'est là le passage dont madame de Maintenon parle plus haut et qui se rapporte au livre des Maximes des Saints,
LETTRE CDXLV
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS»
22 décembre 1696.
J'ai va M. le duc de Beauvilliers qui a voulu me parler sur les livres de vos amis, monseigneur. Je suis bien aise qu'il m'en ait encore écrit, parce qu'il explique mieux ses raisons que je n'aurois fait. Ce n'est pas à moi à vous presser ; vous savez ce qui convient, et ce qui est le plus utile au bien de l'Église . Pour moi, je me tiendrai en paix en attendant ce que Dieu nous fera voir dans la suite. J'ai lu avec grand plaisir votre ordonnance, monseigneur; il ne m'a point paru qu'il y ait rien de menaçant. J'aurois bien voulu la lire au roi, mais je ne puis en trouver le temps.
LETTRE CDXLVI
Je n'aurai point, madame, l'honneur d'écrire à madame l'abbesse de Maubuisson, de peur de l'importuner; je ne puis m'empêcherde vous prier de la remercier très-humblement de la lettre dont elle a bien voulu m'honorer; elle est conçue en des termes qui feroient croire qu'elle a oublié son nom,