Manuscriu des Dames de Saini-Cyr
s*il n'étoit au bas ; mais, madame, cette humilité qui accompagne toutes ses autres vertus, augmente le respect que l'on doit à sa naissance. Je ne crois pas que madame Fagon* eût vécu si longtemps si elle eût été dans le monde; il me semble qu'on y est accablé de chagrin pour soi et pour ses amis. Adieu, madame, le petit chevalier d'Aunai est sage jusqu'à présent, je le recommande souvent au gouverneur, qui est un homme de bien et très-sage.
L'année 1697 renferme cinquante-deux lettres, dont dix apocryphes. La plupart sont adressées à Tarchevôque de Paris, et sont relatives au quiétisme et aux affaires de l'Église. Ce n'est que par incident que madame de Maintenon s'occupe des affaires de l'État, môme du traité de Ryswick. Aussi La Beaumelle, voulant obvier à cette lacune ou à ce défaut dans la correspondance, a-t-il inventé dix lettres.
Il n'y a pour cette année que sept lettres écrites à madame de Maintenon, principalement par Fénelon ; mais on trouve une lettre écrite au roi par l'évoque de Chartres, et qui a une grande importance.
Il faut rapporter à cette môme année un mémoire de madame de Maintenon sur le rappel des huguenots, le seul fragment politique qu'on ait trouvé de sa main : « S'il annonce un caractère doux, » écrivait une Dame de Saint-Cyr à La Beaumelle, « il n'exprime pas moins beaucoup de fermeté ' ; elle s'oppose au rappel, d
Enfin, on trouvera dans les Lettres histor, et édif., t. I et II, huit lettres à madame du Pérou, alors supérieure de
1 . Elle était morte récemment et très-âgée. 3. Voir ma Préface, p. 35.
Saint-Gyr ; trois à madame de Rado«iay ; deux à madame de Jas; deux à madame de Fontaines; deux à madame de Glapion; deux à madame de Berval ; une à madame de Bouju; une à madame de Butery ; une à madame de Champigny ; trois à la communauté. Total, vingt-cinq.