‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 122 sur 418 · LETTRE €DXLVII · texte numérisé non relu

LETTRE €DXLVII

A M. DE YILLETTE K

3 janvier 1697.

Je viens d'écrire à M. de Pontchartrain en faveur au sieur de Maucours ; et je ferois tout le reste avec la même promptitude s'il m'étoit possible. Il y a longtemps que je vous ai dit, mon cher cousin, que je ne croyoîs pas que vous eussiez rien à prétendre ; j'ai cru le voir bien clairement quand on m'a refusé pour vous le gouvernement de Niort. Si vous étiez sage, vous songeriez à une vie douce avec vos amis, et à laisser épargner quelque chose à raimable femme que vous avez. Il faut être quelque temps sans rien demander au roî, et alors je lui ferai la proposition de faire passer à elle la pension de deux mille écus que vous avez de lui ; mais il prétend entendre souvent parler de vos prétentions, et il faut laisser e£Eacer cette impression-là. Quant au zèle que vous avez pour le service, je le connoîs il y a longtemps ; montrez que vous êtes prêt à tout« mais encore une fois demeurez en repos. Je ne sois point changée pour vous ; il n'y a rien que je ne voulusse faire ; et vous

i . Manuscrits de mademoiselle d'Awnaie,

A M. L'ABGHEVÊQUE DE PABIS (4697). 143

le Terrez un jour; je ne suis plus accessible et moins â mes proches qu'aux autres, n'étant point pour ce qui a rapport à moi {sic).

J'embrasse madame de Yillette ; comment va sa ^nté?

LETTRE CDXLVIII

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS K

A Heudon, ce 14 janvier 1697.

3 'ai conté au roi l'affaire que vous avez avec madame de Bouillon. M. le Dauphin étoit présent, qui la savoit à peu près comme moi. Le roi répondit en adressant la parole à son fils : « M. l'archevêque fera plaisir en tout ce qu'il pourra, mais il se tiendra aux règles. » Je vous avoue que cette réponse m'a fait plaisir; il me semble qu'elle marque de l'amitié pour vous et de l'estime pour la règle*

Ne jugeriez-vous point à propos, monseigneur, de faire à votre loisir une liste des bons évêques^, et de me l'envoyer, afin que dans les occasions qui se présentent tous les jours, je soutinsse plus ou moins leurs intérêts, et qu'on leur renvoyât les affaires

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