Médecin de Saint-Cyr
paquet. J'ai envoyé à Paris porter ma lettre à M. le duc de Richelieu, car il faut vous l'avouer, je Tavois oubliée, et vous verrez par là qne la mémoire se sent de Tâge et de la dissipation de la vie que je fais.
J'avois reçu de» compliments de ma sœur Marie- Constance qui m'avoit fait croire que l'affaire des religieuses de Strasbourg était* entièrement finie. J'en parlerai à M. de Chamillard ; les grandes choses lui font oublier les petites. On me demande souvent des demoiselles de Saint-Cyr, elles ont de la peine à aller si loin; j'en ai pourtant fait offrir deux qui sont de bonnes filles. Je prie souvent pour vous, monseigneur, j'y suis obligée, et ces prières en font souvenir. Il n'y a que votre charité qui puisse vous obliger à me le rendre et le grand besoin que j'en ai.
LETTRE CDLII
A M. LE MARQUIS DB DAIffGEAU*.
Mars 1697.
Il n'y a pas de sottises dont je ne sois capable, monsieur, quand je croirai qu'elles seront utiles à notre princesse. J'ai fait autrefois, à Saint-Cyr, de petites conversations^ foxxv instruire les demoiselles en les divertissant, voyez si vous pourriez lire celle ci
1 , Manuatrits des Dames de Saint-Cyr,
2. Ces Conversations ont été publiées par moi dans les Œuvres de madame de Maintenon et sont renfermées dans le premier volame des Conseils aux demoiselles qui entrent dans le monde.
A M. l'archevêque DE PARIS (1697). 149
tantôt. La princesse est sujette à un petit rire forcé, qui est désagréable, et peut-être ce qui est dans cet écrit lui sera bon; mais pour l'envelopper, il faut lire ce qui est sur la raillerie^ ^ elle sait bien que tout cela est fait pour Saint-Gyr, ainsi il ne lui en faut pas faire de mystère. Je m'adresse à vous, monsieur, avec grande confiance, connoissant votre cœur en tout, et en particulier pour la princesse. Il n'est pas nécessaire de vous prier de ne montrer cet écrit qu'à celles qui seront auprès de la princesse, et de ne le laisser à personne.
LETTRE CDLIII
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS «
A Marly^ ce 7 mars 1697.
J'ai lu et relu votre approbation, monseigneur, et je comprends bien que M. de Meaux en sera content^. Rien n'est plus édifiant dans la religion que ce concert entre ceux qui nous conduisent.
Vous voyez, monseigneur, la peine que cette réflexion donne. A l'égard de M. de Cambrai, il me mande qu'il ne faut point chercher d'adoucissement dans son affaire, et qu'il faut qu'il se rétracte ou