Autographe du cabinet de M. de Noailles
2. Mademoiselle d'Aubigné, qui épousa l'année suivante le comle d'Ayen.
3. Madame de ViUette, deuxième femme du marquis, qui ayait une fille du nom de Sophie. Cette fille devint abbesse de Notre- Dame de Sens.
A M. l'archevêque DE PARIS (1697). iSI
LETTRE CDLV
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS»
A Saint-Cyr, ce 16 mars 1897.
Le père de La Chaise a avoué au roi, monseigneur, qu'il a envoyé le livre de M. de Cambrai à M. le cardinal de Janson, et lui a écrit pour qu^il lui fût favorable. Le roi l'a trouvé très-mauvais ; et ce tour d'adresse de M. de Cambrai fait un effet bien contraire à celui qu'il en attend, car le roi va désavouer la lettre de son confesseur. La cabale devient de jour en jour plus grande et plus hardie. Je n'y vois ni simplicité, ni passivité. C'est à vous, monseigneur, à soutenir la cause de l'Église et M. deMeaux, que le père de La Chaise attaque auprès du roi. Mais jusqu'ici tout ce qu'ils font retourne contre eux, et on ne peut être plus contente du roi que je le suis. Dieu veuille nous conduire tous, selon ce qu'il veut de nous ! Je ne cesse de le lui demander, et particulièrement pour vous.
LETTRE CDLVI
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS*
A Saint-Cyr, ce 3 avril 1697.
J'avois espéré, monseigneur, que vous viendriez à Versailles, lundi ou mardi; mais je comprends aussi que vous faites quelque chose de meilleur.
1 • Autographe du cabinet de M. de Gambacérès. 2. Autographe du cabinet de M. de Gambacérès.
lo2' CORRESPONDANCE GÉNÉRALE.
Je me suis si fort trompée daus l'opinion que j'avois que M. de Cambrai n'écriroit rien de répréhensible, que je n'ose plus dire que je ne crois pas qu'il le fasse une seconde fois. Gfependant je craindcois qu'il ne travaillât à sa traduction ^ afin de l'avoir toute prête en cas de besoin.
Le roi me paroît embarrassé pour en empêcher une troisième édition. Il doit parler à M. de Beauvilliers. Comptez, monseigneur, que cette affaire ne s'adoucit pas, soit à Rome, soit en France, soit dans le cœur du roi, et que, parlant, on pense au danger des princes par une telle éducation. Quant à moi, je suis affligée et embarrassée : je le suis pour l'Église, je le suis pour vous, je le suis pour moi. Je crains la suite de cette affaire entre deux grands prélats, s'ils vont aux extrémités. Je crains le parli que le roi prendra, et dont il répondra à Dieu. Je crains la môme chose pour vous; M. de Cambrai vous presse et il a raison; mais la matière est difficile et tout le monde en a jugé. Je ne sais si l'autorité de tous les évoques ensemble pourroit justifier ce livre. Quant à ce qui me regarde, je veux, monseigneur, le consulter, s'il vous plaît entre vous et M. de Chartres, que je vous prie de faire venir le plus lot possible.
Je verrai le plus tôt qiî'il se pourra M. de Beauvilliers, pour lui dire qu'il n'est pas question de montrer son intérieur particulier, mais qu'il faut répondre au public sur l'opinion qu'il à qu'il protège le quiétisme, ce qu'on croira toujours, tant qu'il