‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 130 sur 418 · Une IraducUon latine da livre des Maximes des Saints · texte numérisé non relu

Une IraducUon latine da livre des Maximes des Saints

ne condamnera pas madame Gnyon, sans détour, sans restriction, autant qu'il peut condamner.

Le père de La Chaise a voulu me voir. Le prétexte étoit une affaire pour Saint-Cyr, et la vraie raison, râpologie du livre de M. de Cambrai, me disant pourtant qu'il y avoit quelques défauts; mais que toot cela n'étoit que des bagatelles, et que je devois employer mon crédit pour obliger le roi à faire taire tout le monde. Ensuite il m'assura que si M« de Cambrai soutenoit tant soit peu madame Gujon et ses livres, il seroit contre lui, et que cette femme est très-dangereuse. Il me' conta que c'étoit à loi que feu M. de Genève s'étoit adressé pour se défaire d'elle et du père de la Combe qui préchoieut Tau et l'autre des maximes qui renversoient l'Évangile* Vous voyez, monseigneur, si le bon père est au fait*

Je n'ai jamais pensé à transférer Y hôtel des dédr nom. Je nacroyois pas que ce nom eût été jusqu*i vous. Je vous rends mille grâces de la facilité que vous vouliez apporter à ce dessein.

J'ai des parents dans le cas de celui de madame <ie Brinon, qui meurent de faim; et de plu» je mt mêle le moins qu'il m'est possible de ce qui regarde les bénéfices. Je n'ai point vu Tabbé de Caylus,

Le roi est très-content de votre lettre. Il me la montra d'abord et ne trouva pas que vous allai»îe/. trop loin. Dieu veuille qu'il en profite! Je vous rend* mille grâces de la part que vous me donnez dans vo* prières. J'en fais souvent pour vous, Hadame la dti' chesse de Noailles ne voudroit-elle point venir î''îf samAiii ^nn nniift rpviândrons de Heudxwi? Kll^^

pourroit y passer le dimanche et le landi. Elle s'en retourneroit le mardi, et nous irons le mercredi à Marly. Ce samedi dont je parle sera le 13 de ce mois. Vous in'avez promis, monseigneur, qu'elle viendroit après Pâques. J'ai envoyé chercher mademoiselle Païen pour .venir ici à ténèbres avec la princesse; mais on m'assure qu elle est à Paris.

LETTRE CDLYII

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS «

30 avril 1697.

De la manière dont le roi m'a parlé ce soir, monseigneur, je doute encore moins que je ne faisois que vous ne deviez parler au père de La Chaise de ce qui regarde les confesseurs . Le roi n'aime pas le bruit; mais sa conscience est délicate en ce qu'il connoit et il trouve que vous avez raison. Vous pourrez faire dans la suite ce que vous croirez le meilleur ; mais je voudrois que vous fissiez sentir aux jésuites qu'ils vous ont abandonné, et que les égards que vous aurez pour eux ne sont point forcés. Ils vous en ménageront peut-être davantage, peut-être aussi en seront-ils plus aigris. Je ne sais personne, monseigneur, qui ait autant de besoin que vous d'une mort continuelle à tout intérêt , car votre état est de fâcher tout le monde, et ce n'est pas votre tempérament. Je prie Dieu de tout mon cœur d'être votre force et votre consolation.

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