Autographe du cabinet de M. de Gambacérès
2. La Beaamelle ajoute : Ou si vous l'aimez mieux en jésuite.
bien heureux de Tavoir et de raimer dans les autres.
LETTRE CDLXIII
Ce 29 mai 1697.
Les amis de madame Guyon savent que vous Tavez vue, monseigneur, et que vous lui avez porté la lettre du père de la Combe . Ainsi la nécessité de resserrer cette femme augmente. Cependant vous avez oublié d'en parler au roi qui pense comme vous. Il faut lui ôter les deux filles qu'elle a auprès d'elle. Si vous m'écrivez pour avoir son ordre, ne répondez, s'il vous plaît, qu'à ce premier article de ma lettre et non à celui qui suit.
J'ai parlé au roi pour ôter ceux qui environnent les princes, et j'ai fini mon discours en disant que je ne pouvois pardonner à M. le duc de Beauvilliers d'avoir chez lui les amis de madame Guyon, les connaissant pour cela de longue main.
En effet, je vois chaque jour de plus en plus combien j'ai été trompée par tous ces gens-là à qui je donnois ma confiance sans avoir la leur; car s'ils agissoient simplement, pourquoi ne me mettoientils pas de tous les mystères? S'ils craignoient de me les révéler, n'est-ce pas une preuve qu'ils avoient un dessein formé, et qu'ils se servoient de mon ami-