Autographe du cabinet de M. de Cambacérës
A M. L* ARCHEVÊQUE DE PARIS (1697). 179
d'abord qui me Ta appris, et il ne vous convient peut-être pas, monseigneur, d'être nommé en cette occasion.
Vous parlâtes fort bien dans celle du Port-Royal et cela fit un bon effet. Je continuai sur le même ton en disant que votre personnage n'étoit pas de prendre un parti, mais de garder un milieu entre les extrémités où les autres se jettent souvent. Je fus couteiUe de la manière dont on prit ce que je dis, et vous devez l'être, monseigneur, quand je le suis. Il ne faut pas se laisser dominer par le hon père, mais dire ses raisons un peu fortement.
Le roi a mal reçu une recommandation de M. le maréchal de ... pour le duc de Guiche. Il est toujours choqué de ce que tant de gens parlent pour lui. C'est un grand malheur d'avoir tant de parents.
Les affaires de la princesse d'Elbeuf vont mal : le mari a parlé et a persuadé. M. du Maine est rebuté. Je fis hier au soir de mon mieux; M. de Pontchartrain en est témoin ; et ce fut inutilement.
Il y a de nouvelles diflBcultés sur la paix, monseigneur^ que je recommande à vos prières.
LETTRE CDLXXVII
A M. U ARCHEVÊQUE DE PARIS >
24 septembre 1697.
Le père de La Chaise veut raccommoder ce qu'il a gâté sur le père Poisson ; mais il a plus de talents