‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 151 sur 418 · Autographe du cabinet de M. de Cambacérès · texte numérisé non relu

Autographe du cabinet de M. de Cambacérès

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pour le mal que pour le bien, et cela vient de ce que les intentions ne sont pas droites ; peut-être aussi n'est-ce que faute de lumière. Il fit de grandes doléances au roi de n'être pas sous les évêques. Il surprend sa bonté par de tels discours; et ma malice répondit en face, que ne pouvant être sous eux, il ne faudroit pas se déclarer leur ennemi. Le second or^re donné au père Poisson ne me parolt guère meilleur que le premier.

M. de Meaux m'a envoyé des nouvelles de Rome qui font trembler pour M. de Cambrai; mais il faut aimer l'intérêt de l'Église plus que le sien. M. Tarchevêque de Sens m'a dit ce matin qu'on devroit pour prévenir le jugement du pape, choisir des évêques qui jugeroient si M. de Cambrai a droit d'abandonner ou seulement d'expliquer son livre. Je n'ai rien répondu à cette proposition.

Est-il vrai que M. et madame de Noailles vont plaider contre madame de Goetquen? Cela seroit désagréable.

Eh bien! monseigneur, nous avons la paix^ Nous avons bien des actions de grâces à rendre et des prières à recommencer pour que nous fassions de cette paix l'usage que nous en devons faire.

1. La paix de RyBwick fut signée le 20 septembre. « Le roi, dit Dangeau, donne la paix à l'Europe aux conditions qu'il a voulu lui imposer; il étoit le maître et tous les ennemis en con- Tiennent, et ne sauroient s'empêclier de louer et d'admirer sa modéraUon. n

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