Même remarque que pour la lettre précédente
LETTRE CDXCIV (U B.)
Les nouvelles de Pologne sont si bonnes que je n^ai pu refuser à madame la princesse de Gonti ce qu'elle souhaitoit depuis si longtemps. L'abbé de Polignac^ donne à toute cette famille un air de grandeur qui ne déplaît point. Le prince partira demain; c'est un peu tard. Mais le malheur est irréparable. Madame de Si- * miane suit ses caprices, et vous savez ce que c'est. Je Tai abandonnée à sa conduite. Je. me suis toujours repentie d'avoir voulu diriger des femmes; les.homme8 sont plus traitables et plus dociles*.
LETTRE CDXCV (La B.)
Mes vœux sont enfin exaucés :
Non, depuis la disgrâce
De Taltière Yastbi dont j'occupe la place,
je n'eus jamais un plaisir égal à celui que je ressens aujourd'hui. Je vous félicite de votre triompbe. Votre
J. Melchior de Polignac, cardinal, né au Yelay en 1662, mort en 1741.
2. Si cette lettre était vraie, eUe serait du 2 septembre 1697, puisque le prince de GonU partit le 8 pour Duniierque, où il de« vaît s*embarquer. Mais cette lettre est un roman, et il serait facile de le démontrer : comment Tabbé de Polignac peut -il donnera i( celte famille de Gonti,» c'est-à-dire à une branche de lu famille de Bourbon, « un air de grandeur qui ne déplaît pas? » Qu'est-ce que madame de Simiane? et que \ient-ellc faire là ?
aïO GORfiESPONDANGE 6ÉHÉBALE.
joie fait la mienne. Je la sens tout entière. Cette concurrence m'alarmoit. Tout a changé en un moment. Rapportons tout à celui qui distribue à son gré la fortune ou la misère. C'est mon refrain ; et quand vous serez à mon âge, vous verrez qu'il est bien doux de renvoyer à la Providence toute la gloire de ce qui nous arrive d'heureux^.
LETTRE CDXCXYI (U B.)
Il y a bien des raisons pour et contre. M. d'Aubigné a assez de bien , et cette famille est sans considération' : M. Rajat^ est fort estimé dans sa province ; mais ici cette estime-là n'est rien. Rappelez-vous tout ce qui se dit sur le bon homme ite Moine ; pour peu que je me mêle de cette affaire, on en dira encore davantage. La demoiselle est aimable, ^ un bon esprit, de la santé, de la douceur, de la piété; ce sont de grands points. Je crois donc, puisqu'on veut mon avis, que M. d'Aubigné doit poursuivre cette affaire, s'il y va d'inclination, et s'il est seulement tenté parle bien^ la laisser là. Quant à ce qu'on appelle ma protection, vous savez qu'il n'y a point d'Aubigné à qui je ne l'aie accordée, et que quelquefois même je l'ai donnée au seul nom.
1 . Tout eela est incomprébengible, et La Beaamelle la say^i bien.
3. U eit probable que La Beaumelle met ici en scène lea d'Anbigné de Tigny.
3, Intendant de Rouen.