Autographe du cabinet de M. de Cambacërès
3. Comme intermédiaires de la correspondance de madame de Malntenon et de M. de Noailles.
A M. l'archevêque DÏl PARIS (1695). 17
lendemain que vous m'eûtes ordonné de récrire : j'en ai chargé M. Bontemps.
Il y auroit eu de Taffectation à ne pas prendre M. de Rheims et 'M. de Meaux dans la conjoncture présente*. J'oubliai, monsieur, de vous dire que le roi m'avoit dit que M. de Noyon pressoit fort pour donner l'évêché de Châlons à M. l'abbé de Tonnerre, afin qu'on vît trois pairs du même nom^. Je priai le roi de préférer un bon choix à celte symétrie.
Il n'est plus nécessaire , monsieur, que vous signiez, ni que vous finissiez vos lettres par aucun compliment ; j'aimerois mieux votre bénédiction. Vous n'aurez aucune brebis ni si zélée, ni si soumise, ni si attachée, ni si respectueuse que moi ; je ne vous le dirai plus.
Selon ce qu'on a vu aujourd'hui par l'état des armées, il pourroit bien y avoir une grande action cette nuit; vous en connoissez la conséquence.
APPENDICE A LA LETTRE CCCLVl.
Les dernières lignes de la lettre précédente sont relatives aux opérations militaires qui amenèrent la reprise de Namur par le prince d'Orange, opérations rendues fameuses par le rôle odieux que les Mémoires de Saint-Simon y font jouer au duc du Maine.
Le 4 juillet, le prince d'Orange était venu assiéger