LETTRE XLVI
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS
A Marly, 27 janvier 1699.
Le père de La Bourdonnaye* m'a fait dire qu'il est résolu de quitter Monsieur. J'ai répondu que je crois qu'il le doit à Dieu, à lui-même, à sa compagnie, au monde; peut-être cette démarche effrayera Monsieur \ Si j'ai mal répondu, c'est à vous, monseigneur, à le raccommoder; car je ne doute pas qu'il ne vous en parle. J'ai dit aussi que je croyois qu'il
1 . « On auroit fort souhaité à Rome épargner le livre et l'auteur, sauf à proscrire par des canons ce qu'il y a d'excessif dans les mystiques en général et à autoriser ce qu'il y a de raisonnable : c'étoit un* tempérament qui auroit remédié au mal sans flétrir M. de Cambrai. Tout Rome souhaitoit qu'on en usât ainsi, tant M. de Cambrai était aimé et estimé. Le pape n'en fut pas le maître. » {Mémoires de Vabbé Legendre^ p. 241.)
2. Voir le Journal de Dangeau, t. VII, p. 12 et suîv. On y lit à la date du 23 : « Le soir, après souper, il y eut chez madame de Maintenon une mascarade. Monseigneur et madame la duchesse de Bourgogne étoient Zéphyre et Flore, les dames du palais étoient des bergères ; et il parut que le roi s'y divertissoit assez. • La duchesse de Bourgogne avait alors quatorze ans et le roi cherchait à l'amuser.