‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 279 sur 418 · LETTRE LXXII · texte numérisé non relu

LETTRE LXXII

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS»

A Saint-Cyr, ce 3i janvier 1700.

Je suis fâchée que la présence de M. le maréchal de Noailles accoutume le roi à ne vous pas écrire, car ce commerce seroit bon. Il faut espérer qu'il viendra quand l'occasion s'en présentera.

Le roi a de la peine sur les trois jours gras que vous voulez retrancher aux mascarades et aux bals^, mais il finit toujours par dire qu'il veut être soumis et vous laisser faire. Je crois, monseigneur, qu'il faut accepter cette soumission, afin de l'accoutumer au bien malgré qu'il en ait. Je lui dis que ces trois jours-là retrancheroient bien des péchés. La religion est peu connue à la cour : on veut l'accommoder à soi, et non pas s'accommoder à elle'; on en veut toutes les pratiques extérieures, mais non pas l'esprit^. Le roi ne manquera pas à une station ni à une abstinence; mais il ne comprendra point qu'il faille

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