LETTRE LXXXII
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS i.
ASaint-Cyr, i" avril 1700.
Vous croyez peut-être, monseigneur, que je vous dirai que j'aurai de la peine à vous donner toutes celles que votre bonté vous a fait imaginer; mais je ne serois pas sincère, car je vous assure que j'aurois été ravie qu'il eût été possible de ne trouver que vous, et de recevoir les bénédictions, l'absolution et enfin Notre-Seigneur par vous* Je ne sais rien qui pût être plus consolant pour moi, et je ne vous plaindrois point, monseigneur, dans ces fonctions, car vous êtes trop bien éloigné de les dédaigner. Après cet épanchement de mon cœur, il faut vous rendre mille grâces du secours que vous nous donnâtes hier; mais il nous fil faire nos stations avec une pompe peu convenable à ce que je suis et à l'exemple de pénitence que je dois. Vos gens ne se sont que trop bien acquittés de votre commission, monseigneur; ils ne se sont pas contentés de faire les honneurs de Notre-Dame , ils nous ont accompagnés partout. J'ai prié de tout mon cœur pour Louis- Antoine ; je voudrois ra'être aussi bien ac-