LETTRE XCI
A M. LE CARDINAL DE NOAILLES^
23 juillet 1700.
Les Filles de Ghaillot m'écrivent sur lear affaire du don gratuit et me prient de vous presser, parce que le temps s'écoule. Je regarde cette affaire comme finie; car est-il vraisemblable que mes sollicitations leur imposent une taxe dont elles ont été jusqu'ici déchargées? Je n'ose plus parler en faveur des Ursulines, quelque fortes que soient leurs raisons. Je comprends qu'il est difficile d'obtenir une grâce pour tout Tordre et qui même est fort étendu, mais je Youdrois bien que la maison du faubourg Saint- Jacques eût quelque petite distinction. Elles viennent de recevoir une mademoiselle de Pilavoine pour rien. Après tout cela, je ne veux que ce que vous voudrez que je veuille. Je vous prie, monseigneur, de me conduire et que je ne demande rien mal à propos. Le comte d'Âyen m'a dit que nous vous verrons lundi. Il faut finir tout court, monseigneur''.