LETTRE XCII
A M. LE CARDINAL DE NOAILLES *
ASaint-Cyr, 21 août 1700.
J*âi confié le secret à M. de Ghamillart, mon* seigneur, et je crois lui avoir recommandé; mais comme il n'en connott guère entre vous et moi, il n'aura pas cru vous en devoir faire un mystère. Répondez ce qu'il vous plaira en l'engageant au secret. Nous serions bien malheureux, s'il nous enmanquoit, étant si peu pressé de parler.
Nous parlerons du fond de Faffaire quand il vous plaira; elle mérite bien d'être discutée.
II est vrai, monseigneur, que mademoiselle de la Yaranne écrit de belles lettres pour sa justiGcation; je ferai ce que vous m'ordonnez.
Je vous ai envoyé l'arrêt que madame la duchesse de Gesvres a désiré ; il me paroit que ce qui passe par M. Tiberge va lentement.