‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 316 sur 418 · LETTRE XCVIII · texte numérisé non relu

LETTRE XCVIII

A M. LE CARDINAL DE NOAILLES »

8 noYerobre 1700.

On aura bientôt la nouvelle de la mort du roi d'Espagne, car on a reçu celle de son agonie^. Voilà de grandes affaires à démêler. Dieu veuille y mettre la main et nous donner une paix de durée. Je suis bien fâchée, monseigneur, de ce que le vent vous est contraire. Je vous désire à Rome, puisque vous avez à y aller, et je désire votre retour, comme s'il y avoit longtemps que vous fussiez parti.

J'ai montré la lettre de votre bon prêtre de Saint- Jean-de-Luz , afin qu'on voie le besoin de donner de bons évêques. On croit avoir fait un bon choix en M. l'abbé de Beauvau, dont je n'avois jamais ouï parler.

Le bon père a dit qu'il n'y avoit que la jeunesse qui avoit condamné le père Lecomte. Je ne réponds rien à tout cela, si ce n'est qu'il faut vous attendre, monseigneur.

Je n'ai point ouï parler du curé de Marly comme devant être évoque. Je me servirai dans l'occasion de ce que vous me faites l'honneur de m'écrire.

J'ai entretenu notre jeune femme, qui m'a promis

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