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les lois lui doonoient, qu*il y renonçoit en faveur du duc d'Anjou, et qu'il se bornoit à dire toute sa vie : « Le roi mon père et le roi mon fils, n Le duc de Bourgogne est revenu à ce sentiment, et a dit, qu'il ne l'avoit combattu que pour éclaircir la matière, et qu'il cédoit volontiers tous ses droits à son frère. Le public ne sera informé de tout ceci que dans quelques jours. Le duc d'Anjou ne sera traité comme roi qu'après l'audience de l'ambassadeur d'Espagne. Priez Dieu qu'il bénisse tous les desseins du roi, et qu'il sanctifie toutes ses pensées.
ANNÉE noi.
Cette année est Tune des plus intéressantes de la corres^ pondance de madame de Maintenon. Elle est marquée par le commencement de la guerre de la succession d'Espagne, par la mort de Monsieur, frère du roi, par celle du malheureux Jacques U, etc., etc. Madame de Maintenon n*est pas occupée uniquement des affaires de l'Église; elle commence à prendre part aux affaires de l'État. Sa correspondance est moins active avec le cardinal de Noailles; elle est principalement adressée au comte d*Ayen, au duc d'Harcourt, à Philippe V. Elle comprend cinquante-deux lettres, dont une seule est apocryphe. En outre, elle renferme une relation de l'entrée de Philippe Y en Espagne, par le comte d*Ayen.
On trouve de plus pour cette année dans les Lettres histùi\ et édif.y t. II, dix lettres adressées aux Dames de Saint-Cyr, dont quatre à madame de Bouju, une à madame de Glapion, une à madame du Pérou, une à madame de Berval, une à madame de Lagny, etc.
J'ajoute à cette année un appendice renfermant trentequatre lettres de septembre à décembre, la plupart inédites, écrites par madame des Ursins, Louis XIV, Philippe V, etc., qui complètent les événements de la Gn de 1701. Elles ne sont pas adressées à madame de Maintenon, mais elles lui
ont ëtë communiquées et par elle à Saint-Gyr, où elles auront été copiées, puisque j'ai trouvé ces copies dans les manuscrits des Dames. Les originaux, qui étaient sans doute dans les archives de la maison de Noailles, se trouvent aujourd'hui au dépôt des affaires étrangères.