‹ Correspondance générale de Madame de Maintenon; publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscrits authentiquesChapitre 37 sur 418 · Sur le serTice du défunt archevêque · texte numérisé non relu

Sur le serTice du défunt archevêque

2. A la place de celte phrase La Beaumelle met ceci, qu'il irt- Tenle : « Le roi lui a répondu : Pourquoi ce silence si tous ne faites que votre devoir 1 «

3. Tout cela est étrange, et madame de Maintenon a raison de dire : « Ce pays -ci est effroyable : il n'y a pas de tête qui n'y tourne. » Le premier président vient faire des cancans au roi contre l'archevêque en présence de madame de Maintenon, et il recommande à ce prince de n*en pas dire un mot; le roi impose là*desBus un entier secret à madame de Maintenon, et celle-ci se hâte de le conQerà son évêque, « parce qu'elle le croit nécessaire. »

4. Frère de l'archevêque de Paris ; il s'agissait de le nommer à révêché de Châlons.

A M. l'archevêque DE PARIS (1695). t}7

de sa jeunesse, sans rien conclure et sans m'en nommer d'aulres,

M. le duc de Beauvilliers me conta hier votre conversation. Je crois que cet homrae-là est bien droit.

Je vis aussi M. Tarchevêque de Cambrai qui m'assura fort de Tenvie qu'il a d'être bien avec vous. Nous parlâmes de madame Guyon. Il ne change point là-dessus et je crois qu'il souffriroit le martyre plutôt de convenir qu'elle a tort.

Encore une fois, Monseigneur, défiez-vous de tout ce que vous estimez le plus. Je suis à la source, et c'est ce oui me fait voir trahisons sur trahisons. Mon naturel ne me porte point à la défiance ; j'aurois vécu longtemps sans croire les hommes aussi mauvais qu'on le dit, mais la cour change les meilleurs.

Yous avez trop de bonté de vous intéresser à mon confesseur; il est mieux. Nous ne dîmes rien de M. Ameline. Il faut pourtant que je sache à peu près ce que vous en pensez. Voilà un chiffre, si vous voulez vous en servir au besoin ; sinon, il n'y a qu'à le jeter au feu. J'en ai une copie.

LETTRE CCCLXXIII

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS K

J*ai rendu compte de ce que le nonce vous a dit et celte précaution éloit nécessaire : vous avez besoin

t. Autographe du cabinet de M» le duc de Gambacérèâ.

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